Situé au cœur des Alpes Japonaise et dans l’enceinte du Parc National de Chubu Sangaku, la Vallée de Kamikochi, réunie les plus beaux éléments des paysages japonais : sommets enneigés, ruisseaux cristallins, forêts anciennes… ce que confirmait les magnifiques photos que j’avais pu voir sur internet avant de partir. Pour cette raison Kamikochi fût rapidement identifiée comme une des étapes incontournables de notre voyage au Japon. Et ça tombe, bien car la popularité du lieu, la rend accessible en transport en commun.

Nous rejoignons Kamikochi depuis Takayama via Hirayu Onsen grâce au réseau Nohi bus, pratique, ponctuel, mais très cher. J’avais un peu peur de ne pas comprendre la correspondance, et de me tromper de bus à Hirayu Onsen, mais tout est parfaitement bien organisé, les indications principales sont traduites en anglais, et les bus sont d’une ponctualité extraordinaire. S’il y a bien une chose que j’admire chez les japonais, c’est bien leur incroyable côté pratique ! Cela doit leur faire un choc quand ils viennent en France…

Il faut environ 2 heures pour faire le trajet de Takayama à Kamikochi, correspondance incluse. Pour optimiser le temps, nous achetons notre petit déjeuner au combini situé sous notre hôtel que prenons dans le bus. En route, je suis impressionnée par la quantité de tunnels construits sur cette route. C’est simple, on ne verra quasiment rien du paysage, tellement nous passerons de temps dans des tunnels !

Mais c’est avec une petite déception, que j’ai découvert, cette vallée, en ce jour gris et pluvieux de septembre… L’été passé, la neige avait fondue depuis déjà bien longtemps, et la pluie ne rendait pas hommage à ces belles montagnes. Quelque fois, mieux vaut ne pas préparer trop consciencieusement son voyage. J’avais de tellement belles images dans la tête que j’ai trouvé cette vallée un peu tristounette. C’est finalement sans regret que nous n’y resterons qu’une journée. Nous voulions initialement y passer la nuit, mais le prix des Ryokans de la vallée n’était pas compatible avec notre budget.

vallee de Kamikochi

 

Randonnée dans la vallée de Kamikochi

La vallée de Kamikochi propose un grand nombre de randonnées. La plus facile et la plus populaire consiste à faire le tour de la vallée. Avec un peu plus de temps, il est possible de s’aventurer un peu plus loin dans les montagnes. Comme le beau temps n’est pas au rendez-vous, nous choisirons de rester dans la vallée, et de faire la version courte de la randonnée : la boucle partant du terminal de bus de Kamikochi jusqu’au Pont Myojin, en revenant de l’autre côté de la rivière. Le chemin est plat et bien balisé. Comme le terrain est très humide, voir marécageux, il faut parfois emprunter des chemins construits sur pilotis.

Je suis bien contente que la Silver Week ait enfin pris fin. Comme il n’est pas facile de se croiser sur les chemins en bois, je me dis qu’heureusement que nous n’avons pas eu ici la même affluence qu’au mont Takao !

Au cours de notre randonnée, nous découvrons une nature incroyable, une forêt verdoyante, sur laquelle se détache les premières couleurs de l’automne. L’omniprésence de l’eau est incroyable, je n’avais jamais vu cela ! Et la petite déception initiale est rapidement oubliée.

foret de Kamikochi

foret de Kamikochi
chemin de randonnée dans la vallée de Kamikochi

foret de Kamikochi foret de Kamikochi

Pour la petite histoire, c’est le missionnaire britannique Walter Weston qui explora en premier la région des Alpes Japonaises dans les années 1890-1910. Passionné par les paysages du Japon, il explore la région des Alpes Japonaises (c’est lui qui donna le nom Alpes à cette région) et est considéré comme le père de l’alpinisme japonais. On peut y voir des traces de son passage dans la vallée de Kamikochi, comme la petite maison en bois située près du sanctuaire de Myojin Pond qui lui servi de camp de base pour ces explorations.

maison de Walter Weston
vallée de Kamikochi

vallée de Kamikochi

 

Visite du sanctuaire de Myojin Pond

Après avoir traversé le pont Myojin, nous visitons le très beau sanctuaire shintoïste de Myojin Pond. Je vous recommande la visite car c’est un des plus beaux lieux de la vallée. Ce n’est pas un temple comme les autres puisque ici pas de bâtiment. C’est le lac avec les petits îlots qui est sacré. Une fois par an, le 8 octobre, un rituel est organisé pour rendre hommage aux esprits de la montagne. Ce jour là, des moines embarquent alors sur la petite barque en bois, et jouent de la musique.

Le lac est magnifique, on se demande à quel point les îlots et les arbres sont naturels où sont disposés par l’homme…

Pont Miojyn - Vallée de Kamikochi

Myojin Pond - Kamikochi Myojin Pond - Kamikochi

Myojin Pond - Kamikochi
Myojin Pond - Kamikochi

 

Myojin Pond - Kamikochi

 

Informations pratiques pour visiter la Vallée de Kamikochi

Si la vallée de Kamikochi est un des lieux les plus populaires et les plus facilement accessibles des Alpes Japonaises, il est important de noter qu’elle est fermée en totalité entre le 15 novembre et le 22 avril.

Comme partout au Japon, vous trouverez des distributeurs de boissons et de quoi manger. J’avais peur de mourir de faim, alors j’avais acheté les pique-nique au Family Mart de Takayama, mais ce n’était pas nécessaire… (après c’est sûrement moins vrai lorsque l’on s’aventure au cœur de la nature !)

 

Comment rejoindre la vallée de Kamikochi ?

Le plus simple pour rejoindre la vallée de Kamikochi est de partir de Takayama ou de Matsumoto :

  • de Takayama, il suffit de rendre le bus depuis la gare routière via Hirayu Onsen.
  • depuis Matsumoto, le trajet s’effectue d’abord en train jusqu’à Shin-Shimashima (30 minutes) puis de prendre le bus (1h).

Il y a également des bus directs depuis Nagano (2h30 de route), Kyoto/Osaka et Tokyo mais les temps de trajet de 5 à 7h ne permettent pas de faire l’aller-retour dans la journée.

A noter : les voitures personnelles sont interdites à Kamikochi.

vallée de Kamikochi

 

Pause détente à Hirayu Onsen

Nous quittons Kamikochi un peu plus tôt que prévu. La pluie aura eu raison de notre motivation et de notre passion pour la randonnée ! Maintenant, tout ce que nous souhaitons c’est nous détendre dans un onsen, un bain chaud japonais. Pour cela, nous retournons à la station thermale Hirayu Onsen, qui possède plusieurs onsens : un “gros” onsen touristique Hirayu No Mori tout près de la gare routière, un onsen sur le toit de la gare routière (mais sans charme particulier) et un onsen traditionnel, beaucoup moins connu, à peine plus, que nous recommande l’office du tourisme.

Nous optons pour ce dernier afin de découvrir un onsen, petit certes, mais très pittoresque. Le bâtiment principal est une grande maison traditionnelle au toit de chaume. Derrière, se trouve les deux bassins. Les vestiaires sont sommaires, les consignes ne marchent pas bien (mais en même temps le vol n’existe pas au Japon), et il n’y a pas de douche. Par contre, les bassins sont beaux décorés avec soin par un grand nombre de plantes. Après une journée de marche dans le froid sous la pluie, je m’endors délicieusement dans cette eau chaude !

maison traditionnelle japonaise
onsen traditionnel à Hirayu onsen

 

Onsen mode d’emploi

Les onsens sont des bains chauds extérieurs ou intérieurs. Grâce au volcanisme de l’île, le Japon possède un nombre très élevé de sources chaudes naturelles. Petite particularité qui a son importance : on s’y baigne entièrement nu. Ainsi, il y a un bain “hommes” et un bain “femmes” (attention à bien retenir les kanjis pour ne pas se tromper !  Cependant, le code couleur “rouge” pour les filles et “bleu” pour les garçons permet souvent de s’en sortir). Au début, cela fait un peu bizarre de se déshabiller, mais comme personne ne se regarde – la politesse japonaise – finalement on y pense bientôt plus ! Pour cette raison, les photos sont naturellement interdites, mais comme j’étais seule dans le bain, je me suis permise d’en faire une petite 🙂

Les onsens sont une vraie tradition de la vie japonaise, et on les comprend. On y prend vite goût !

Pour des raisons d’hygiène, il faut se laver intégralement avant d’entrer dans le bain. Cet onsen est bien le seul où je n’ai pas trouvé de douches, d’habitude il y en a toujours.

Si on a pas de serviette, il est toujours possible d’en acheter une à l’accueil en même temps que son ticket d’entrée.

Attention, l’entrée est la plupart du temps interdite aux personnes tatouées. En effet, au Japon, le tatouage est le signe de reconnaissance des yakusas. Si vous n’avez qu’un petit tatouage, essayer de le recouvrir avec un pansement adhésif, sinon renseignez vous avant d’acheter votre ticket. Certains onsens seraient en effet plus flexibles pour les étrangers.

Dans cet article, je vous donne plus d’informations sur la pratique des Onsens au Japon.

  thé dans une maison traditionnelle japonaise

Après la baignade, le propriétaire nous offre un délicieux thé vert que l’on savoure accompagné d’un zenzai, dessert traditionnel japonais constitué d’une soupe de haricots rouges accompagnée de boulettes de farine de riz (mochi). Comme ça, je peux comprendre que cela ne fasse pas rêver plus que ça, mais pourtant c’est délicieux !

 

A lire aussi

 

Si vous avez aimé cet article, partagez le sur Pinterest !

 

Randonnée dans la vallée de Kamikochi, une excursion dans les Alpes Japonaises à réaliser facilement depuis Takayama
Randonnée dans la Vallée de Kamikochi - Japon