A une heure de bus de Takayama, nous rejoignons le village traditionnel de Shirakawago classé avec celui de Gokayama au Patrimoine mondial de l’UNESCO. Ces deux villages ont en effet pour particularité, du fait de leur isolement géographique, d’avoir conservé un style traditionnel unique au Japon : le style gassho-zukuri signifiant “construction aux paumes des mains jointes” en japonais.

Ces grandes maisons en bois, aux toits de chaume, très pentus permettant de supporter l’épaisse couche de neige qui tombe en hiver, nous semblent tout droit sorties des bandes dessinées d’Asterix et Obélix. Elles ne sont pourtant pas si anciennes. Quelques siècles à peine pour les plus vieilles. Elles ont été habitées au moins jusqu’à la moitié XIXème par des artisans spécialisés dans l’élevage des vers à soie. Aujourd’hui, si le village est encore habité, la région vit essentiellement du tourisme. Ce n’est pas moins de 1,5 millions de touristes qui s’y rendent chaque année aujourd’hui, et vraiment il en vaut le coup.

Le village de Gokayama n’étant pas facile d’accès en transport en commun, nous nous contentons de la visite de Shirakawa-go. Si nous y avons passé une journée entière (dont une longue pause onsen) une demi-journée peut suffire à en faire le tour : le village n’est pas très grand. Et en multipliant les visites des différentes maisons, on fini rapidement par tout confondre !

épouvantails dans les rizières de shirakawa-go

Musée en plein air folklorique des Maisons Gasshos

Notre visite commence par le musée en plein air situé juste à côté de la gare routière. Celui-ci rassemble 26 maisons de style gasshos, autrefois disséminées un peu partout dans la vallée. Ce musée donne un très bon aperçu de l’architecture ghassos caractéristique de cette région des Alpes Japonaises.

plan du village folklorique de Shiragawa-go moulin gassho - Shirakawa-go

musée folklorique de Shirakawa-go
village de shirakawa-go

résidence temportaire musée folklorique de Shirakawa-go village de shirakawa-go

Le village de Shirakawago

De l’autre côté de la rivière, nous arrivons au village de Shirakawa-go. En ce jour pluvieux, il n’y a pas foule dans les rues. Le village est très mignon, très bien entretenu, avec de belles rizières entre les maisons. En ce début d’automne, le riz doré, commence à être coupé, avant d’être attaché la tête en bas pour sécher.

rizière dans le village de shirakawa-go village de shirakawa-go  village de shirakawa-go

village de shirakawa-go
village de shirakawa-go

village de shirakawa-go   village de shirakawa-go

dans les rizières de shirakawa-goriz tout juste coupé qui seche

Visite des maisons traditionnelles : Wada,-ke, Kanda-ke et Nagase-ke

En plus du musée en plein air, trois maisons du village de Shirakawa-go sont ouvertes à la visite. Si nous les avons toutes visitées (bien content de trouver temporairement un abri de la pluie), nous avons fini bien rapidement à toutes les mélanger !

Si vous ne visitez pas les trois, je vous conseille d’en visiter au moins une afin de vous en faire une idée. Le rez-de-chaussée, consacré à la vie de tous les jours, est en tatamis avec de belles portes coulissantes décorées. Cet étage nous rappelle les maisons traditionnelles découvertes à Takayama. Au grenier, on y découvre les outils utilisés dans la culture des vers à soie. On regrette que la plupart des explications ne soient fournies qu’en japonais. Chacune des entrées est à 300 yens par personne (soit environ 2 euros).

maison kanda Shirakawa-go
maison wada Shirakawa-go

intérieur d'une maison tradionnelle japonaiseintérieur d'un grenier japonais

Panorama sur le village de Shirakawa-go

Avant de repartir, ne loupez pas le magnifique panorama sur le village situé sur l’emplacement de l’ancien château, accessible à pied (environ 10 min de marche depuis le centre ville). Il vaut le coup même par mauvais temps !

panorama sur le village de shirakawa-go

Pause onsen à l’hôtel Shiragawago no Yu

Après avoir profité du point de vue, nous nous sommes dirigés vers l’hôtel Shirakawago no Yu qui ouvre son onsen au public. Il est situé en contrebas du point de vue, le long de la route principale. L’onsen est très grand et dispose d’un bassin intérieur et d’un bassin extérieur. Le pied pour se détendre et se réchauffer après une journée passée sous la pluie !

Par contre le personnel ne parle pas du tout anglais et n’est pas très aimable. J’ai eu un petit souci car j’avais perdu la clé de mon casier à chaussures (en fait je suis persuadé de l’avoir laissée sur le comptoir…) . J’ai eu du mal à expliquer mon histoire avec mes quelques mots de japonais. Finalement, ils m’ont fait payer presque 30 euros pour les récupérer… ce que j’ai trouvé vraiment exagéré !

 

> Retrouvez par ici mon guide pratique pour une bonne expérience d’onsen au Japon.

 

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