Cet été je suis partie dans les Alpes pour réaliser une randonnée qui me faisait de l’œil depuis un petit moment : réaliser le Tour du Mont Blanc, qui est réputée pour être l’une des plus belles du monde !

Pourquoi partir à l’autre bout du monde lorsque l’on a pas trop loin de chez soi des choses extraordinaires à découvrir ? C’est un peu la réflexion que je me fais depuis quelques temps (et que j’ai vraiment mise en œuvre avec la COVID ^^).

C’est parti pour un trèèès long article sur mon expérience sur le Tour du Mont Blanc. Après vous avoir partager tous mes conseils pratiques pour se lancer sur cette randonnée, je partagerais avec vous le récit jour par jour de cette aventure extraordinaire et inoubliable !

Le Guide pratique pour réaliser le Tour du Mont Blanc à pied

Petite présentation du Tour du Mont Blanc

Le Tour du Mont Blanc, ou TMB pour les intimes, est un itinéraire de grande randonnée de 170 km et de 10 000 km de dénivelé cumulé, qui traverse trois pays : la France, l’Italie et la Suisse. Il représente environ 60h de marche à répartir entre 7 à 10 jours de marche.

Le Tour du Mont Blanc

Quelle est la meilleure période pour randonner autour du Mont Blanc ?

La période pour randonner autour du Mont Blanc s’étend de mi-juin à mi-septembre. Avant et après cette période, la plupart des refuges sont fermés. D’autre part avant la mi-juin (et même jusqu’à début juillet), il peut y avoir encore beaucoup de névés notamment sur les passages des cols. En général jusqu’à fin juin, des petits crampons peuvent être nécessaires ou en tout cas bien utile pour certains passages.

La période la plus fréquentée s’étend de mi juillet à mi août. En randonnant fin juin, vous aurez des névés, mais aussi de nombreuses fleurs. C’est la période sur laquelle j’ai réalisé la randonnée et j’ai beaucoup apprécié.

A partir de mi août les orages sont généralement plus fréquents. Attention également à éviter la dernière semaine d’août qui correspond à la semaine des trails du l’UTMB où s’élancent de nombreux coureurs sur les chemins de randonnées.

Randonnée Tour du Mont Blanc

Dans quel sens faire le Tour du Mont Blanc ?

L’itinéraire officiel du Tour du Mont Blanc commence aux Houches. Classiquement, les randonneurs individuels réalisent le Tour du Mont Blanc dans le sens anti-horaire, car c’est ainsi qu’il est écrit dans le Topoguide (aka la Bible des randonneurs sur le TMB), et car il s’agit du sens inverse de la randonnée réalisée par les agences (ainsi on croise les groupes au lieu de les suivre ce qui est également plus agréable).

Je ne sais pas s’il y a un sens meilleur ou plus facile que l’autre mais de mon côté j’ai choisi comme tous les voyageurs individuels le sens anti-horaire.

Bivouac ou refuge pour le Tour du Mont Blanc ?

Le Tour du Mont Blanc peut être fait en bivouac ou en refuge.

L’avantage du bivouac est principalement économique puisque vous n’aurez pas à payer les nuits en refuge et vous pouvez cuisiner vous même avec une popotte et un petit réchaud. Cela vous permet également d’adapter les étapes en fonction de votre forme du jour plutôt que d’être contraints à dormir là où vous avez réservé. Vous n’avez pas également pas besoin de vous prendre la tête avec les réservations et donc de décider de partir en randonnée sans avoir à le prévoir 6 mois à l’avance !

Néanmoins, les inconvénients sont nombreux :

  • poids de l’équipement supplémentaire à prendre en compte (tente, matelas, duvet, nourriture, cantine, réchaud…)
  • vous ne serez pas à l’abri des intempéries (et vu ce qu’il est tombé lors de ma randonnée je peux vous dire que j’ai plains ceux qui avait fait le choix du refuge – d’ailleurs la plupart ont renoncé étant donné qu’il restait encore de la place dans les refuges et portaient donc un poids supplémentaire important pour pas grand chose.
  • pas de douche
  • et de nombreuses contraintes règlementaires qui vous obligeront à camper dans un camping. Il n’y a qu’en France où le bivouac est toléré en altitude. En Italie, le bivouac est interdit en dessous de 2500 m (soit sur la quasi totalité du sentier – et croyez moi que vous n’avez pas envie de bivouaquer en haut d’un col à 2500 m ^^) et interdit partout en Suisse. Ainsi sur les deux tiers de l’itinéraire il y a interdiction de bivouaquer.

Personnellement, à moins que vous ayez des contraintes budgétaires fortes, le bivouac n’est pas quelque chose que je vous conseille sur le Tour du Mont Blanc. Pour moi, le bivouac est quelque chose qui peut être sympa occasionnellement, sur une courte randonnée lorsque l’on est assuré de la météo, mais pas sur un tour de 10 jours. De plus, si comme moi vous partez seul(e) sur le tour, dormir en refuge vous permet de rencontrer de nombreux randonneurs. L’ambiance est très chaleureuse, et franchement pouvoir profiter d’une douche, dormir au chaud et au sec, et déguster un bon repas chaud après une journée de marche, ça fait un bien fou au moral !

Refuge Bonatti face au Mont Blanc

Quel équipement prévoir pour faire le Tour du Mont Blanc à pied ?

L’équipement à emporter pour réaliser le Tour du Mont Blanc à pied dépend bien évidemment de si vous choisissez le bivouac ou les nuits en refuge. Voici la liste du matériel que j’ai emporté pour une randonnée en refuge :

au sommet du Col du Bonhomme

Il est impératif de prendre des vêtements pour tout type de météo notamment froid et pluie. Le temps change vite en montagne et même en plein été, il peut faire froid à 2500 m ! Personnellement je me suis servie de tout ce que j’ai emporté, même le bonnet et les gants. Attention toutefois à ne pas emporter trop de choses pour limiter le poid du sac à dos au minimum. L’astuce est de prendre un peu de lessive à main (à transvaser dans une petite flasque pour limiter la quantité) et laver son linge au fur et à mesure.

Quel entrainement physique faire pour réaliser le Tour du Mont Blanc à pied ?

Je n’ai pas réalisé un entrainement physique particulier pour réaliser le Tour du Mont Blanc à pied, car je pratique déjà des sports d’endurance (principalement le vélo et la course à pied) au quotidien. Je réalise ainsi une dizaine d’heures de sport par semaine, ce qui est bien assez pour entreprendre cette aventure sans en rajouter.

Pour faire le Tour du Mont Blanc à pied, il n’est peut-être pas nécessaire de faire autant d’heures de sport, mais néanmoins je vous recommande de pratiquer régulièrement (au moins 2 ou 3 fois par semaine si possible une heure ou plus) un sport d’endurance : course, vélo ou randonnée avec un sac chargé.

Je vous conseille également de faire une séance de 45 min à 1h de renforcement musculaire incluant les jambes (notamment en insistant bien sur les quadriceps), et les abdos avec la pratique d’exercices de gainage qui vous permettra de renforcer les muscles profonds de la sangle abdominales et du dos.

Balisage sur le TMB

Faire le Tour du Mont Blanc en individuel ou avec une agence ?

Pour réaliser le Tour du Mont Blanc, vous pouvez organiser le séjour vous-même (comme je l’ai fait) ou par une agence. Passer par une agence est forcément un peu plus onéreux, mais cela vous facilite la vie et la randonnée en ne portant que vos affaires de la journée.

Pour les réservations des refuges, je les ai faites en décembre 2020 pour un départ en juin 2021. Les réservations se font principalement sur le site internet Autour du Mont Blanc. Ce site internet est très pratique car il indique la durée indicative de marche entre deux refuges. Néanmoins le site n’est pas 100% exhaustif et certains refuges n’y paraissent pas. La liste complète des hébergements se trouvent sur le Topoguide du Tour du Mont Blanc. Il est recommandé de faire ses réservations entre 4 et 6 mois à l’avance surtout si vous souhaitez entreprendre la randonnée sur la période la plus chargée. Cela vous assurera d’avoir de la place et limitera le casse tête des réservations.

Attention, la plupart des refuges n’ont pas des conditions d’annulation très flexibles, mais sont rapidement complets (il ne faut donc pas attendre la dernière minute pour réserver son voyage en indépendant). D’autre part, c’est un peu un casse-tête, car l’on ne reçoit pas les réponses des refuges en même temps. Certains répondent tardivement et s’ils sont complets, c’est un casse tête pour tout réorganiser. C’est d’ailleurs pour cette raison que mon itinéraire n’a pas toujours été très équilibré (des journées à 8h et des journées à 4h30 / 5h), j’ai même du décaler tout mon séjour d’une journée à cause de 2 refuges complets les jours que je voulais. Même en m’y prenant très tôt j’ai trouvé cela assez laborieux (certains refuges répondent tout de suite d’autres 3 mois plus tard…)

En passant par une agence, vous n’aurez pas à vous préoccupez des réservations. Le plus souvent, elles ont déjà les réservations réalisées. De plus, en général vous serez accompagnés d’un guide qui vous permettra de ne pas vous souciez de trouver le chemin et partagera avec vous ses connaissances sur le Massif du Mont Blanc. Enfin, la quasi totalité des agences propose un service d’acheminement des sacs. Aussi, vous n’aurez besoin que de porter vos affaires à la journée. Si vous manquez d’entrainement, c’est clairement quelque chose que je recommande. En effet, randonner avec un sac de 10-15 kg est très éprouvant pour les articulations et les genoux et encore plus avec 1000 m de dénivelé positif (et surtout négatif – le calvaire pour les genoux) par jour.

Certaines agences adaptent l’itinéraire classique du Tour du Mont Blanc pour faire rentrer le séjour en une semaine. Pour cela certaines parties estimées “moins intéressantes” peuvent être coupées.

Vous trouverez auprès de l’Agence Grand Angle, spécialiste de la randonnée, différentes formules plus ou moins longue, guidée ou non. Toutes les formules comprennent l’organisation de votre séjour (les réservations des hébergements notamment) et le transfert des bagages.

randonnée sur le tour du Mont Blanc

Faire le Tour du Mont Blanc en solo quand on est une femme

En général, il est déconseillé de partir seul randonnée en montagne. Néanmoins, c’est quelque chose que je relativiserais sur le Tour du Mont Blanc, car il s’agit d’un sentier très emprunté. J’ai réalisé le Tour du Mont Blanc en solo. Si j’avais un peu d’appréhension celle-ci a rapidement disparu. D’une part le sentier ne présente pas de difficultés techniques particulière. La difficulté de l’itinéraire réside dans le dénivelé, mais aucunement dans le sentier qui est “facile” (facile mais fatiguant ^^).

Si je suis partie seule, j’ai rarement marché seule et grâce aux refuges j’ai rencontré de nombreux randonneurs avec qui j’ai partagé des bouts de chemin. Je ne les retrouvais pas forcément tous les jours, mais je les recroisais régulièrement (tout le monde faisant à peu près les mêmes étapes). En général, hormis le premier jour, je marchais rarement plus d’une heure ou deux toute seule.

La randonnée itinérante est riche en rencontres et je vous invite si c’est quelque chose qui vous plait à ne pas hésitez à partir seul(e). En temps que femme, je ne me suis pas du tout sentie en danger ! Bien au contraire, la plupart des gens que je croisais étaient “impressionnés” de mon “courage” (franchement je n’ai pas eu l’impression de faire grand chose d’incroyable ^^ le sentier est fatiguant mais tout à fait accessible à n’importe est un peu entrainé) et je ne me suis jamais sentie en insécurité !

faire le tour du mont blanc en solo quand on est une femme

Les ravitaillements sur le Tour du Mont Blanc

Sur le Tour du Mont Blanc, vous pourrez vous ravitailler régulièrement en nourriture lors de la traversée des villes : les Houches, les Contamines, l’épicerie des Chapieux, Courmayeur, Champex… Attention, certaines petites villes comme Trient semble dénué de tout commerce.

Vous pouvez également commander des paniers pique-niques dans tous les refuges où vous séjournez. Néanmoins, ce n’est pas une option que je vous recommande pour l’avoir pas mal testé les premiers jours de ma randonnée. En effet, les pique-nique sont copieux et généralement assez chers pour ce que c’est. Au fur et à mesure, je préférais carrément déjeuner dans les refuges, en prenant un plat chaux bien roboratif et en faisant une vraie pause. La plupart du temps cela coûtait seulement quelques euros de plus et c’était bien plus gourmand (8 euros le pique-nique vs 10 à 15€ le plat chaud) ! Et un bon repas en randonnée, je peux vous garantir que c’est appréciable à la fois pour le corps et pour le moral !

Rostis à Champex

Quelle quantité d’eau emporter ?

Au début de ma randonnée, je partais avec 3L d’eau (une poche de 2L et une gourde filtrante LifeStraw de 1L). Cette quantité d’eau était bien trop importante car il est possible de trouver de l’eau régulièrement sur le sentier, soit aux refuges soit en rechargeant ma gourde filtrante LifeStraw dans les ruisseaux croisés. Avec le recul, seule la gourde filtrante aurait été indispensable en la rechargeant régulièrement. Cependant, je trouve les poches à eaux plus pratiques, car elles permettent de boire régulièrement sans avoir s’arrêter et c’est finalement la poche à eau que j’ai utilisé préférentiellement.

Ainsi, selon la quantité d’eau que vous avez l’habitude de boire, je ne pense pas que cela soit utile de partir avec plus d’1,5L d’eau par jour et de penser à la recharger quand vous en avez besoin. Il n’y a que les refuges du côté de Chamonix qui semblent refuser de recharger l’eau.

Gourde filtrante lifestraw pour les randonnées en montagne

Mon itinéraire de 10 jours sur le Tour du Mont Blanc

Jour 1 : Planpraz – les Houches

Durée : 5h (sans les pauses)
Distance : 12,5 km
Dénivélé : +620/-1650 m

Pour ma première journée sur le TMB, n’ayant pas trouvé d’hébergement en refuge entre Tré-le-Champ et Les Houches, je décide de partir du centre-ville de Chamonix qui disposent de nombreux hôtels. En empruntant la remontée mécanique de Planpraz, j’arrive directement sur le sentier de randonnée du TMB.

Si vous souhaitez faire comme moi, vous pouvez prendre un ticket aller-retour bien moins cher que 2 allers puisqu’il n’est pas obligatoire de réaliser l’aller et le retour la même journée.

Fin juin, il y a encore pas mal de neige. Je m’étais renseignée sur l’état des sentiers auprès du Bureau des Guides de Chamonix en centre-ville. Ceux-ci me déconseillent de passer par le col du Brévent qui présentent un névé particulièrement dangereux avant un passage d’échelle et me conseille plutôt de monter au Brévent par la piste de ski qui relie Planpraz au Brévent. Je suis leurs conseils et ça tombe bien car cette piste est encore bien enneigée (je suis contente d’avoir mes crampons !) et surtout je me retrouve assez rapidement en plein brouillard. Je ne vois plus grand chose et je peine à me repérer : entre la neige et le brouillard autant vous dire que je stresse un peu ! Je me débrouille en suivant des traces de pas dans la neige en essayant de suivre la pente et je fini par atteindre le sommet. Si la vue est complètement bouchée au niveau du Brévent, elle est dégagée du coté de la suite de mon itinéraire !

Le Brevent près de Chamonix
Planpraz dans les nuages
vue sur l'Aiguille du Midi
Le Glacier des Bossons

Je m’arrête au niveau du refuge de Bellachat pour ma pause déjeuner. Les nuages se sont un peu levé et je découvre pour la première fois le Mont Blanc ! La vue est magnifique, mais il me faut maintenant entreprendre la longue descente en direction des Houches !

Vue sur le Mont Blanc depuis Bellachat

La descente est raide et longue. En lisière de forêt je tombe nez à nez avec deux bouquetins vraiment peu farouches qui se laissent photographier. La fin de la journée se poursuit par la descente dans la forêt qui devient un peu plus monotone. Je file droit vers mon refuge que je rejoins vers 16h.

les premiers bouquetins du Tour du Mont Blanc

Nuit Gite Michel Fagot aux Houches

Jour 2 : les Houches – Contamines par la variante du Col de Tricot

2 itinéraires sont possibles pour rallier les Contamines par les Houches. Le Topoguide du TMB préconisait la Variante par le Col de Tricot plutôt que l’itinéraire principal qui passe en fond de vallée. Une variante que j’ai choisi et que je recommande en effet à 100% si le temps est dégagé !

Durée : 5h30 (sans les pauses)
Distance : 14,3 km
Dénivélé : +1550/-1400 m

Comme je ne sais pas encore comment je gère le temps de marche par rapport au Topoguide, je décide de monter en téléphérique depuis le Centre des Houches au niveau de Bellevue en haut du Col de Voza, car l’itinéraire de la variante est plus long que l’itinéraire classique. Ce trajet m’a été recommandé par la responsable du refuge car la montée au Col de Voza n’aurait pas un grand intérêt et me permet d’économiser entre 1h30 et 2h de marche d’après le Topoguide.

La Variante du Col de Tricot permet de passer au pied du Glacier de Bionassay. Si celui-ci est encore caché dans les nuages quand j’arrive à proximité, le temps est en train de se lever peu à peu et petit à petit je découvre le paysage spectaculaire qui m’entoure. La montée au Col de Tricot est relativement douce dans ce sens par contre la descente vers le refuge de Miage est bien raide. De l’autre côté du Col de Tricot, je découvre les paysages spectaculaires des Dômes de Miage et j’en profite pour faire une pause et déguster une énorme tarte à la myrtille.

Une superbe aire de bivouac est aménagée dans le secteur tout près du refuge de Miage.

Le Glacier de Bionassay
Les Domes de Miage
Des chalets de Montagne en contrebas du Col de Tricot

Je continue ma route avec une petite montée bien raide en direction des Chalets du Truc. J’en profite pour faire un petit détour au sommet du Truc, une colline bien raide (comptez environ 30-40 min de détour pour faire l’aller-retour et profiter de la vue). Si vous n’êtes pas pressés par le temps, je vous recommande ce petit effort supplémentaire car de là haut on profite d’un superbe panorama sur la vallée de Saint-Gervais-les-Bains, une vue que l’on a nulle par ailleurs sur cet itinéraire.

Panorama depuis le Mont Truc
Panorama sur Saint Gervais les Bains

Nuit au refuge CAF des Contamines

Jour 3 : les Contamines – Refuge du Col de la Croix du Bonhomme

Durée : 5h30 (sans les pauses)
Distance : 14,3 km
Dénivélé : +1800/-500 m

C’est parti pour l’une des plus grosses journée en terme de dénivelé. Ce sera aussi (hasard de la météo ?), une de mes plus belles journées sur le TMB : clairement le beau temps ça change tout et j’ai adoré cette longue journée de montée depuis le village des Contamines jusqu’au refuge de la Col de la Croix du Bonhomme.

La première partie de la journée commence par une partie peu intéressante et assez monotone entre les Contamines et l’église Notre Dame de la Gorge. Le sentier de randonnée suit le fond de la vallée jusqu’à atteindre la fin de la route. A partir de là, le chemin en faux plat va commencer à monter sérieusement jusqu’à atteindre le Refuge de Nant Borrant. A partir de là, le paysage devient extraordinaire, alternant faux plat et montée plus raide. On pénètre dans la superbe Réserve Naturel des Contamines Montjoie, qui s’étend jusqu’au Glacier de Tré la Tête.

Le paysage verdoyant et les forets de sapins sont dominées par des aiguilles rocheuses minérales. J’ai presque l’impression d’être dans les Dolomites (je n’y suis jamais allé, je n’en ai vu que des photos). Je m’accorde une pause Orangina / Tarte à la myrtille au dernier refuge de la journée : le refuge de la Balme avant de m’attaquer au gros de la montée vers le Col du Bonhomme.

réserve naturelle des Contamines
Refuge de la Balme entre les Contamines et le Col du Bonhomme

Les paysages sont spectaculaires, j’oublie la fatigue de la montée (de toute façon je m’arrête tous les 5 m pour faire une photo – à ce rythme pas le temps de s’essouffler réellement). Petit à petit, les arbres disparaissent et les névés font leur apparition. Cette année, début juillet, le Col du Bonhomme était encore bien enneigé. Il fallait être un peu vigilant, car il restait un ou deux ponts de neige un peu dangereux (la neige fond par le dessous donc parfois l’épaisseur de neige réelle est très fine et l’on peu tomber à travers si l’on ne fait pas attention). Heureusement, il y a pas mal d’entraide sur le sentier, les gens signalent les uns les autres l’endroit dangereux.

Je suis contente d’avoir mes crampons bien que la plupart des gens arrivent à passer sans. J’ai le pied plus sûr et je ne crains pas de me tordre la cheville en glissant sur la neige.

panorama sur les hauteurs du refuge de la Balme
Réserve Naturelle des Contamines
Réserve Naturelle des Contamines
Col du Bonhomme

Après plusieurs heures d’effort (et d’émerveillement), me voilà arrivé au sommet du Col du Bonhomme (2329 m). J’ai fait le plus dur pour cette journée mais il me faudra monter encore un peu pour atteindre le refuge du Col de la Croix du Bonhomme (2443 m) où je passerais la nuit. Un refuge particulièrement rustique mais dont le cadre exceptionnel compense le manque de confort.

Refuge de la Croix du Bonhomme

Nuit au refuge CAF du Col de la Croix de Bonhomme

Jour 4 : Refuge du Col de la Croix du Bonhomme – Cabane de Combal

Durée : 7h (sans les pauses)
Distance : 23,7 km
Dénivélé : +1050/-1500 m

Pour cette journée, je décide d’emprunter l’itinéraire principal descendant par les Chapieux et la Ville des Glaciers plutôt que de couper par le Col des Fours encore très enneigé. La descente est bien raide et me tire un peu sur les genoux. Aux Chapieux, on trouve des navettes pour Bourg Saint Maurice ainsi qu’un petit bus permettant de rallier la Ville des Glaciers par une route interdite aux voitures. Je préfère faire l’itinéraire à pied et je ne suis pas déçue. Bien qu’on longe en partie une route, le sentier permet de profiter de superbes points de vue sur l’Aiguille des Glaciers.

descente du Col de la Croix du Bonhomme vers les Chapieux
la vallée des glaciers

Arrivé au niveau du Refuge des Motets, il commence à pleuvoir quelques gouttes. C’est aussi à ce moment là que l’on repart pour une nouvelle grosse montée en direction du Col de la Seigne (en réalité le sentier monte depuis que j’ai quitté les Chapieux, mais disons que les pourcentages deviennent sérieux !).

des chapieux au col de la seigne

La pluie s’arrête un peu avant mon arrivée au Col de la Seigne (2516 m) qui marque la frontière franco-italienne. Le panorama est saisissant puisque l’on découvre les Vallées du Val Veny et du Val Ferret, soit la totalité de l’itinéraire italien du TMB qui m’occupera les prochains jours.

Si je n’ai pas eu beaucoup de neige sur la montée, ce n’est pas la même chose pour la descente et je suis encore une fois bien contente de pouvoir chausser mes crampons.

Col de la Seigne

Arrivée au niveau du Refuge Elisabetta, le mauvais temps se lève : pluie et vent. Le vent est si fort que ma cape de pluie ne tient pas en place. Heureusement, il me reste moins d’une heure de marche avant d’atteindre mon refuge : la Cabane de Combal, l’un des endroits que j’ai préféré sur le TMB. Il faut dire que c’est le grand luxe (la prestation se rapproche plus de celle d’un hôtel que d’un refuge de montagne – le prix est d’ailleurs nettement plus élevé), et contraintes COVID oblige (le côté italien semblait plus sérieux la dessus que les autres), je me retrouve avec une chambre double avec un vrai grand lit pour moi toute seule avec salle de bain intégrée. Je suis aussi contente d’avoir de la place pour faire sécher mes affaires de randonnées complètement trempées. Lorsque la pluie (ou plutôt le déluge) fini enfin par s’arrêter, je me motive pour faire un petit tour aux Lacs de Miage, un lac glaciaire situé juste derrière le refuge.

La Cabane de Combal
le lac glaciaire de Miage
La Cabane de Combal

Nuit à la Cabane de Combal

Jour 5 : Cabane de Combal – Refuge Bertone

Durée : 5h45 (sans les pauses)
Distance : 18 km
Dénivélé : +1370/-1370 m

Côté météo, c’est la pire journée de la semaine qui démarre. De la pluie est prévue toute la journée mais lorsque je me lève il fait encore “beau”. Je décide donc de partir le plus tôt possible et de marcher le maximum dans la matinée. Finalement, la matinée restera couverte mais sans précipitation. C’est déjà ça de gagné !

Lac de Combal

Le sentier en balcon avec vue sur le Massif du Mont Blanc offre de superbes points de vue en continu. Je m’arrête toutes les 5 minutes pour photographier une montagne qui me semble plus belle que les autres (j’apprendrais le soir qu’il s’agissait du Mont Blanc – le Boulet ^^ – mais pour mon excuse le coté italien est très différent du côté français – beaucoup plus minéral et j’étais loin d’être la seule à ne pas l’avoir reconnue). En fait, je pensais que le sommet du Mont Blanc était dans les nuages mais en comparant avec d’autres photos j’ai finalement eu la chance de le voir en entier.

Le Mont Blanc côté Italien
les glaciers du Mont Blanc
Le versant italien du Massif du Mont Blanc
Le Val Veny - le versant italien du Massif du Mont Blanc

Le sentier est superbe jusqu’à l’arrivée au Domaine Skiable de Courmayeur. Avec les remontées mécaniques et les pistes de skis ce n’est pas très beau. La descente sur Courmayeur n’est pas des plus agréable (bonjour le chemin bien raide qui cassent les genoux). Vous pouvez prendre le téléphérique pour descendre – vous ne raterez pas grand chose si ce n’est la traversée de la jolie ville de Dolonne.

Ce n’est qu’une fois arrivée à Courmayeur qu’il se met à vraiment pleuvoir. Heureusement, il ne me reste plus grand chose à part la montée au Refuge de Bertone. Je profite de Courmayeur pour me prendre une bonne glace dans un café (il me faut plus qu’un peu de pluie pour renoncer à l’onctuosité d’une glace italienne).

Courmayeur
Dolone
Les ruelles pietonnes du centre de Courmayeur

Après ce petit passage en ville, c’est reparti pour la grande montée pour Bertone (et oui le Tour du Mont Blanc ce n’est que ça, monter pour redescendre pour remonter !). Le topoguide indique 2h30 ce qui m’étonne un peu car le sentier n’a pas l’air si long. La montée est bien raide mais dynamisée par ma glace, motivée pour en finir rapidement (pluie + pas de point de vue = pas d’arrêt photos !), j’atteins le refuge Bertone en seulement 1h30 ! C’est bien la première fois que j’explose le temps du Topoguide (mais comme je vous le disais je voulais en finir rapidement de cette journée !).

Refuge Bertone

Au Refuge Bertone, j’ai un dortoir de 2 pour moi toute seule. C’est bien sympa d’autant qu’une fois de plus, il va me falloir un peu de place pour faire sécher toutes mes affaires ! Après une lessive et une petite sieste, je retrouve les autres randonneurs pour une bonne bière avant le repas. Comme dans tous les refuges l’ambiance est hyper sympa et au fil des journées, je commence à recroiser des gens que je connais.

Nuit au Refuge Bertone

Jour 6 : Refuge Bertone – La Fouly

Et c’est reparti pour la plus grosse journée de mon TMB, la journée que je crains depuis le début : 9h de marche d’après le Topoguide (sachant qu’en général je vais un peu plus vite), vais-je avoir la force d’y arriver, vais-je arriver à temps au refuge (la contrainte est en effet d’arriver avant 18h – sinon il faut appeler et avant le repas du soir servi vers 19h) ? Heureusement c’est une belle journée qui s’annonce, c’est déjà ça !

Durée : 8h (sans les pauses)
Distance : 29 km
Dénivélé : +1300/-1680 m

Je découpe la journée en plusieurs étapes dans ma tête : Refuge Bonatti, Refuge Elena, Col du Grand Ferret, La Fouly.

Entre Bertone et Bonatti j’en prends encore plein les yeux avec le sentier en balcon en face du massif du Mont Blanc. Après Bonatti, on grimpe un peu pour mieux redescendre dans la vallée pour remonter vers Elena.

vue sur la Vallée de Courmayeur depuis le refuge Bertone
le Val Feret en Italie
le Val Ferret, côté italien du Massif du Mont Blanc

Je m’accord une vraie pause déjeuner au restaurant du Refuge Elena avec deux acolytes randonneurs que je retrouve dans la matinée. La polenta crémeux avec ses champignons en boite me semble digne d’un restaurant 3 étoiles au Guide Michelin (je ne sais pas si c’est que moi, mais en randonnée, n’importe quel plat chaud me semble avoir un goût absolument incroyable ^^). Après le déjeuner, on s’attèle à l’ascension du Grand Col Ferret, la partie sérieuse de la journée. Ensuite, il n’y “aura plus qu’à” descendre vers la Suisse.

Elevage bovin au pied des Grandes Jorasses - Massif du Mont Blanc
le Val Ferret
buisson de rhododendrons en fleurs au pied du massif du Mont Blanc

Encore une fois la beauté des paysages me fait oublier la difficulté de la montée. En plus, nous aurons la chance d’observer tout un troupeau de bouquetins en bordure du sentier. Une fois arrivée en haut du col, on découvre un panorama superbe : du côté italien la vue embrase le Massif jusqu’au Col de la Seigne. Je vois tout ce que j’ai parcouru depuis 2 jours. Côté suisse, les sommets du Mont Rose et du Mont Cervin jouent à cache-cache avec les nuages.

Troupeau de bouquetins sur la montée au Grand Col Ferret

Et c’est reparti pour ce que j’aime le moins : la descente. Je commence à avoir un peu mal aux jambes et aux genoux. Je serre les dents en observant les innombrables marmottes. Si on se caille en haut du col, on a vite chaud sur la descente et bientôt on se posera au soleil pour une petite sieste de laquelle il sera bien dur de partir !

TMB le versant suisse en descendant le Grand Col Ferret

Encore une pause au Refuge de la Peule pour une boisson fraiche (un refuge que je n’avais pas identifié mais qui aurait permis de mieux équilibré mes journées), et c’est reparti pour la Fouly. Après la Peule, on rejoint la “civilisation” avec le retour des habitations et des routes bitumées. Le sentier continue de descendre dans la vallée et offre encore et toujours de magnifiques paysages (encore plus beaux avec le ciel bleu !). Je commence à avoir les jambes bien lourdes et une grosse envie d’arriver. Heureusement que toutes mes journées ne sont pas aussi chargé !

un joli chalet suisse

J’arrive à mon hôtel un peu après 18h, le diner est annoncé pour 18h30 ! Hop hop pas de temps à perdre, douche, lessive… et c’est déjà le diner. L’Hôtel Edelweiss où je séjourne propose des dortoirs pour les randonneurs. J’ai adoré le repas (beaucoup trop bon mais comme je vous le disais en randonnée tout est incroyablement délicieux), mais surtout le petit déjeuner.

Hotel Edelweiss à La Fouly

La plupart des refuges du TMB proposent des petits déjeuners au rabais (en général juste un peu de pain et de confitures et une boisson chaude). Autant vous dire qu’étant un estomac sur pate, cela me callait à peine une heure. Ici à l’Edelweiss c’est un vrai petit déjeuner d’hôtel avec un large choix en sucré et salé (et quand je fais du sport comme cela je préfère le salé qui me tiens plus longtemps au corps). Bref une belle adresse pour séjourner à la Fouly !

Nuit à l’Hôtel Edelweiss à La Fouly (possibilité de dormir en chambre individuelle ou dortoir)

Jour 7 : La Fouly – Champex

Durée : 4h45 (sans les pauses)
Distance : 17 km
Dénivélé : +780/-750 m

Après la grosse journée de la veille, c’est une journée bien plus tranquille qui s’annonce. Cela tombe bien car ce n’est pas la même histoire qui est prévu côté météo puisque des orages sont annoncés dès le début d’après midi.

Ce n’est pas la plus belle journée sur l’itinéraire du TMB, d’ailleurs pas mal de gens la saute en prenant le bus entre la Fouly et Champex. La journée commence par un sentier qui descend en pente douce et traverse des villages typiques de la Suisse avec de magnifiques chalets en bois. C’est un aspect que j’ai beaucoup aimé sur cette randonnée : chaque côté du massif est vraiment différent et l’on voit bien l’influence de chaque pays dès la frontière passée.

Cascade le long du TMB près de la Fouly
Les villages typiques de la Suisse le long du Tour du Mont Blanc
les jolis chalets suisse en bois
les paturages et paysages de Suisse

Pour arriver à Champex-Lac, il y a une montée de 750 m de dénivelé, mais qui me semble rien du tout après les cols des jours précédents ! J’arrive au bord du Lac de Champex à l’heure du déjeuner. Depuis le matin je n’ai qu’une obsession : manger un bon gros rösti à mon arrivée dans le village. Il y a beaucoup moins d’animations que je m’imaginais (même pas une pharmacie), mais je trouve quand même mon bonheur. Un vingtaine d’euros pour un énorme rösti bien gras, (je prends les suppléments œuf et fromage pour être sure de m’exploser le bide ^^), mon meilleur repas du TMB !! Je veux la recette des röstis suisses qui n’ont juste rien à voir avec ceux que je cuisine.

Le temps de manger le ciel se couvre mais finalement l’orage ne durera que quelques minutes avant le retour du soleil. Comme je n’ai rien d’autres à faire de la journée (il me reste juste 40 min de marche jusqu’à mon refuge), je bouquine en attendant l’ouverture du supermarché fermé à l’heure du déjeuner. J’ai en effet besoin de me ravitailler un peu mes pique-niques.

Champex-Lac

Il est temps de rejoindre mon refuge. Je n’ai pas fait attention lors de ma réservation, mais j’ai réservé au Refuge d’Arpette qui est situé un peu à l’écart du village de Champex sur la variante de la Fenêtre d’Arpette (une variante trop dangereuse à cause de la neige lors de mon passage – une personne y avait trouvé la mort la semaine précédente). Un peu déçue au début car j’imaginais passer un peu de temps à la piscine de Champex pour me relaxer l’après-midi mais celle-ci est située complètement à l’opposée de la ville et j’ai carrément la flemme de faire l’aller-retour (surtout sous la pluie !)

Point de vue sur la Fenetre d'Arpette

Finalement, l’orage sera en retard et ce n’est que le soir venu que le déluge tombera sans s’arrêter jusqu’au lendemain matin. Globalement je m’estime assez chanceuse sur ce TMB car si j’ai eu énormément de pluie, en général c’était en fin de journée et toujours en retard sur les prévisions me laissant le temps d’arriver (ou presque).

le Relais d'Arpette à Champex
ma chambre au relais d'arpette

Nuit au Relais d’Arpette à Champex-Lac

Jour 8 : Champex – Trient

Durée : 5h20 (sans les pauses)
Distance : 17 km
Dénivélé : +850 m/-1200 m

La pluie de la veille est prévue pour s’arrêter vers 10h avant le retour d’une autre perturbations vers 16h. J’ai ainsi une fenetre pour réaliser le petit tronçon Champex-Trient sans me faire mouiller. C’est le premier et seul jour de la randonnée où je partirais tard (petit déjeuner pris le plus tard possible puis je discute avec des randonneurs en attendant la fin de la pluie).

Merci à la météo suisse pour sa précision puisque en effet, la pluie cesse vers 10h. Par contre, le brouillard ne se lèvera pas de la journée. Je ne verrais rien du paysage si ce n’est l’arrivée sur Trient. Je laisse tombé mon pique-nique acheté la veille à Champex (il sera toujours bon le lendemain), pour craquer sur un rösti proposé par un refuge à mi-chemin et recommandé par des randonneurs croisés au début de mon séjour.

un joli chalet suisse entre Champex et Trient
troupeau de vache suisse dans le Brouillard
journée dans le brouillard
Point de vue sur la Vallée du Rhone
le village de Trient en Suisse
la petite église rose de Trient - Suisse

A Trient, je séjourne à l’Auberge du Mont Blanc qui propose une formule demi-pension en dortoir pour les randonneurs. Pour le diner c’est fondue !! L’adoratrice de fromage que je suis est aux anges et la journée dans le brouillard est très vite oublié. Et dire qu’il y a vraiment des gens qui sauteraient la partie Suisse sur le TMB ?? Ne faites pas ça !!

Nuit à l’Auberge du Mont Blanc à Trient (possibilité de dormir en chambre individuelle ou en dortoir).

Jour 9 : Trient – Tré le Champ le Haut

Durée : 5h (sans les pauses)
Distance : 14,4 km
Dénivélé : +1000 m/-900m

Les journées se suivent et se ressemblent : encore et toujours du brouillard. Néanmoins, j’ai un peu plus de chance que la veille, le brouillard m’accorde un peu de répit en début de journée ce qui me permet de voir la montée au Col de la Balme, qui marque la frontière franco-suisse. Le temps de faire une pause goûter du matin (comment ça je passe mon temps à manger sur le TMB ?? ) à l’intérieur, le brouillard a fait disparaitre le paysage.

le glacier de Trient
Col de la Balme

C’est dommage car je dois renoncer au sentier de l’Aiguillette des Posettes qui est renommée pour sa beauté. De toute cela je ne vois rien. Quelque fois, une percée me rappelle que je suis à la montagne entourée de massif à plus de 4000 m d’altitude, mais cela ne durent pas plus de quelques minutes.

le brouillard aux Alpages de la Balme

Mais déjà il ne pleut pas et il ne faut pas trop trainer, car la pluie est prévue à partir du début de l’après-midi. J’arrive vers 14h à mon refuge – bah oui quand on ne voit rien, j’avance plus vite ^^. A peine arrivée et c’est le déluge qui commence et la pluie diluvienne ne s’arrêtera pas de l’après-midi ni de la soirée. Heureusement, je retrouve au refuge une joyeuse équipe de randonneurs avec qui tuer le temps en jouant aux cartes !

Nuit à l’Auberge de la Boërne à Tré-le-Champ

Jour 10 : Tré le Champ le Haut – Planpraz

Durée : 6h45 (sans les pauses)
Distance : 17 km
Dénivélé : +1500 m/-875 m

Pour ma dernière journée sur le TMB, je choisi d’opter par une variante passant un peu au dessus de l’itinéraire officiel : l’intérêt est qu’il permet de passer au pied des Aiguilles Rouges, de découvrir les lacs de Cheserys et de faire un crochet par le Lac Blanc. Le soleil est revenu donc autant en profiter !

Je ne croise personne sur cette variante avant d’atteindre le Lac Blanc. Pour ce dernier tronçon, je prends mon temps car je peux redescendre dans la Vallée de Chamonix par Flégère ou Planpraz. Finalement j’ai largement le temps de rejoindre Planpraz avant la fermeture de la remontée et d’utiliser mon ticket retour acheter 10 jours plus tôt.

Ce n’est pas sans émotion que la boucle est bouclée ! Si les premiers jours m’ont semblé difficiles, à partir du 4ème jour tout allait pour le mieux. Les derniers jours, j’étais très en forme avec mes petites journées à 5h de marche. Cela ne me semblait rien du tout et j’aurais pu faire plus. Mais avec la météo catastrophique, j’étais contente de n’avoir que des petites journées car ce n’est pas très sympa de marcher dans le brouillard sous la pluie !

Nuit à l’hôtel Le Chamonix – Chamonix Mont Blanc

Le Tour du Mont Blanc mérite largement sa place parmi les plus beaux itinéraires de randonnées ! Nul besoin d’aller au fin fond de l’Himalaya pour être dépaysé par la beauté de la haute montagne. N’hésitez pas à vous lancer sur ces chemins, bien sur cela mérite une bonne condition physique, mais n’hésitez pas à passer par une agence qui se chargera d’acheminer vos bagages pour une version moins fatigantes et moins dures pour les articulations !

L’Agence Grand Angle spécialisée dans le voyage à pied propose différentes formules pour randonner autour du Mont Blanc

  • des voyages libertés où vous randonnez seuls mais avec l’acheminement de vos bagages
  • des voyages guidés où vous serez accompagné par un accompagnateur de moyenne montagne qui partagera avec vous toutes ses connaissances sur le milieu et où vous n’aurez pas besoin de cherchez votre chemin.

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