Mon dernier séjour en Belgique datait d’il y a déjà quelques années : une escapade de plusieurs jours entre Anvers, Dinant et Bruxelles à l’occasion du Salon des Blogueurs de voyage. Depuis, j’avais envie de découvrir d’autres villes belges et notamment retourner du côté de la Wallonie. C’est sur Liège que j’ai jeté mon dévolu, notamment, car j’avais un autre objectif : celui de visiter l’intérieur d’une mine de charbon, ce qu ‘il est possible de faire à Blegny-Mine juste à côté.

Si la première impression (surtout lorsque l’on arrive comme moi sous les nuages) peut donner l’impression que Liège est une ville grise – notamment à cause de la couleur de la pierre calcaire utilisée dans les constructions – on découvre rapidement que Liège est une ville haute en couleurs. Liège est une ville sacrément vivante, et qui sait faire la fête. Il n’y a qu’à voir, ici ce n’est pas une Rue de la Soif, mais carrément un Quartier de la Soif surnommé également “le Carré” ! Liège est une ville attachante, qui se découvre petit à petit au visiteur. Liège est une ville qui recèle de très jolis coins et il ne faut pas hésiter à se perdre dans son centre historique pour découvrir quelques pépites, notamment du côté des Coteaux de la Citadelle. Liège est loin de n’être qu’une ville industrielle, et son histoire est très ancienne au patrimoine très riche.

Liège c’est également une ville de gourmands. Ses spécialités les plus célèbres sont certainement les Gaufres de Liège (mes préférés) et le Café Liégeois. Mais il y a aussi les boulets, des boules de viande accompagnées de frites maison, et comme partout en Belgique des bières locales délicieuses. Je me suis tellement régalée que je vais dédier un article spécial à la gastronomie liégeoise et à mes bonnes adresses gourmandes.

Je suis restée en tout 3 jours à Liège : 2 jours pour visiter la ville et une journée où je me suis rendue à Blegny-Mine. Comme vous allez le voir, je n’ai pas eu le temps de m’ennuyer (et je n’ai pas eu le temps de tout voir). Dans cet article, je vous propose des idées de que faire et que voir à Liège le temps d’un week-end.

 

La Gare de Liège-Guillemins

C’est par la gare futuriste de Liège-Guillemins que je suis arrivée après un trajet de 2h20 depuis Paris (trajet direct avec les trains Thalys en direction de Cologne ou avec une courte correspondance à Bruxelles Midi avec les Thalys en direction d’Amsterdam). Réalisée par l’architecte Santiago Calatrava et inaugurée en 2009 après 10 ans de travaux, la gare de Liège est absolument magnifique. Avec ses belles lignes toutes en courbe, elle mérite sa place parmi les plus belles gares du monde. La rénovation de la Gare de Liège-Guillemins fût le coup d’envoi d’une grande vague de travaux, de rénovation et de mise en valeur du patrimoine liégeois. Ont en effet suivi la rénovation du Musée de la Boverie, du Musée de la Vie Wallone, de la Cité Miroir, du Grand Curtius… Bref Liège mise avec succès sur l’art et la culture pour son renouveau et devient aujourd’hui une ville vraiment agréable à découvrir et une destination idéale pour un city-trip culturel.

 

architecture de la gare des guillemins

Gare des Guillemins à Liège
Gare des Guillemins à Liège

 

 

Le Musée de la Boverie

En sortant de la gare, j’ai pris la direction de la Meuse et traverser la passerelle cyclo-piétonne de la Belle Liégoise pour me rendre au Musée de la Boverie, le Musée des Beaux Arts de Liège. Le Musée se trouve au cœur d’un parc, véritable îlot de verdure, mais un peu excentré par rapport au reste du centre-ville.

Passerelle de la Belle Liégeoise

 

On peut découvrir à la fois une collection permanente qui rassemble des œuvres internationales du Moyen-Age à la période contemporaine avec une belle sélection de peintures impressionnistes, mais aussi des collections temporaires qui tournent. Lors de mon séjour, j’ai pu découvrir le travail de Luis Salazar, un peintre abstrait liégeois d’origine espagnole, travaillant des aplats de couleurs pures. Le thème des expositions temporaires changeant régulièrement (les prochaines seront sur l’hyperréalisme puis sur Andy Wharol), je vous invite à consulter le site internet du musée de la Boverie pour connaître la programmation en cours. Le musée est à taille humaine, il se visite en une à deux heures, ce qui permet de profiter pleinement de l’ensemble des collections sans se presser.

Musée de la Boverie à Liège

 

Exposition sur Luis Salazar à la Boverie
collection permanente du Musée de la Boverie

 

Le musée est doté d’une agréable cafétéria, “Madame Boverie” qui propose des formules de type snacking (salade, sandwich, bagel…), mais à base de produits frais et sains, le tout d’un très bon rapport qualité-prix. A la belle saison, il semble possible d’acheter des panier pique-nique et de déjeuner sur la pelouse du parc, ce qui doit être fort sympathique !

Cafétéria Madame Boverie à Liège
Bagel - déjeuner à Madame Boverie

 

En saison, une navette fluviale permet de connecter le centre-ville et le parc de la Boverie. Sinon, on rejoint le centre ville après une vingtaine de minutes de marche en suivant un parcours agréable le long des berges de la Meuse.

Parc de la Boverie à Liège

Liège - Balade le long des quais de la Meuse

 

Se balader dans le Centre historique de Liège

Pour découvrir le centre-historique de Liège, vous pouvez bien sur déambuler dans les rues à votre guise, ou suivre l’une des visites guidées (2h, 6€) organisées chaque jour par l’Office du Tourisme. Cela est l’occasion d’apprendre plein de choses sur l’histoire de Liège, son patrimoine et surtout de découvrir de jolis endroits sans lequel on pourrait facilement passer à côté.

 

La Cathédrale Saint-Paul

J’ai commencé ma visite du centre historique par la Cathédrale Saint Paul (dont l’extérieur était en plein travaux de rénovation). Même si son histoire est ancienne et remonte au Xème siècle, l’édifice actuel est assez récent puisque le bâtiment fût agrandi et restauré au XIXème siècle suite à la destruction de la Cathédrale Saint Lambert en 1795, qui était alors vu comme un symbole du pouvoir trop important de l’Évêque.

ange démoniaque dans la cathédrale de liege

Vitraux - Cathédrale de Liège
Cathdrale Saint Paul de Liège

 

Le Carré : le quartier de la soif

Je vous le disais, Liège est une ville festive et ne se contente pas d’une seule “rue de la Soif” : ici il y en a tout un quartier, surnommé le Carré par les habitants. Le carré est un dédale de rues piétonnes perpendiculaires les unes aux autres possédant de nombreux bars et restaurants où viennent s’abreuver les étudiants de la ville. J’y suis passée en journée, c’était donc assez calme, mais nul doute que l’ambiance se réchauffe le soir venu.

Quartier du Carré à Liège
Quartier des bars à Liège

 

Le Palais des Évêques de Liège

La particularité de la ville de Liège est fût d’être restée une principauté indépendante et autonome depuis le Saint Empire Romain Germanique en 985 jusqu’à la Révolution Liégeoise en 1789. La principauté était alors gouvernée par des Princes-Évêques, dont le monumental Palais des Évêques, qui domine la place Saint-Lambert où se trouvait auparavant la cathédrale, en est un témoignage. Ce palais fait aujourd’hui office de Palais de Justice.

Palais des Eveques de Liège

 

En Neuvice

En Neuvice est une des plus jolies rues du centre histoire et l’une des plus intéressantes, car elle rassemble de nombreux artisans de qualité. Je vous en reparlerai dans mon article sur les bonnes adresses, mais c’est En Neuvice que l’on trouve la boutique de Carré Noir, l’un des meilleurs artisans chocolatier de Liège (et de Belgique).

rue neuvice - Liège

La Montagne de Bueren

La Montagne de Bueren est un imposant escalier de 374 marches qui permet de relier la citadelle construite sur le plateau au reste de la ville en contre bas. C’est un des lieux les plus connus et les plus impressionnants de Liège. L’endroit idéal pour faire un peu de sport. Je vous avoue que je n’ai pas eu le courage de grimper ces escaliers, préférant atteindre la Citadelle par le chemin serpentant dans les bois à partir du Parc Saint Leonard. Cet imposant escalier fut construit à la fin du XIXème siècle pour permettre un accès rapide au centre-ville aux troupes militaires séjournant dans la Citadelle en surplomb de la ville. Cet escalier ne servit qu’une dizaine d’années puisque la Citadelle du ensuite déclassée.

 

la montagne de Bueren
Les escaliers de la montagne de Bueren à Liège

 

L’îlot Saint Georges

L’Ilot Saint Georges en plein cœur de Liège semble un quartier épargné par l’histoire, mais derrière cela, il y a en réalité une manœuvre qui impossible à déceler aujourd’hui. Si cette partie de la ville a su conserver un aspect typique de l’ancien centre-ville de Liège, c’est que des façades de maisons épargnées par la Guerre Mondiale ont été déplacées pour former un îlot architectural ! Je ne savais pas du tout que cela était possible, mais des façades entières ont pu être démontées et déplacées avant d’être remontées au niveau de l’Ilot Saint Georges, formant aujourd’hui un ensemble architectural harmonieux.

Ilot Saint Georges à Liège

 

Les impasses du quartier Hors-Chateau

Il s’agit de 8 impasses étroites trop mignonnes qui se trouvent entre la rue Hors Château et le Coteau de la Citadelle. Il est possible de les visiter, mais pour ne pas déranger les résidents, restez discrets et silencieux. Ces impasses sont un vrai havre de paix au cœur de la ville de Liège et ont toutes leur identité.

les impasses du Quartier Hors Château à Liège
Une impasse du Quartier Hors Château à Liège

 

Les Coteaux de la Citadelle

Juste derrière les impasses du Quartier Hors-Château commence la colline de la Citadelle, une colline très raide, qui a ainsi été épargnée par la construction immobilière pour former ce que l’on appelle les Coteaux de la Citadelle. En tant que française, j’avais tendance à assimiler le terme Coteaux à celui de vignoble, mais ce n’est pas le cas. Ici point de vigne, et en réalité le mot coteau désigne une pente (peut-être vous le saviez ^^). Les coteaux de la Citadelle forme un immense espace vert de plus de 90 hectares en plein cœur de la ville et font partis pour moi du charme de la ville de Liège. Cela vaut le coup de grimper jusqu’au point de vue aménagé le long du Boulevard du 12ème de ligne pour profiter d’une vue imprenable sur la ville et la Meuse.

Panorama sur Liège depuis la Citadelle

 

Musée de la Vie Wallonne

Je râle suffisamment quand je vais en Flandres que rien ne soit traduit en français, ce qui m’a fait réaliser qu’en Wallonie rien n’est traduit en flamand… et encore moins ce musée de la Vie Wallonne ! Ce musée d’ethnologie, qui s’est installé dans l’ancien couvent des frères mineurs, permet de découvrir les spécificités de la culture Wallonne comme par exemple les marionnettes de Tchantches et Nanesse caractéristique du patrimoine culturel liégeois.

Musée de la Vie Wallone

J’ai été très intéressée par la partie de l’exposition portant sur les rivalités linguistiques entre les Flandres et la Wallonie. En réaction au mouvent flamand, j’ai découvert l’existence d’un mouvement Wallon qui émergea notamment pour la défense de l’utilisation de la langue française. Le symbole de la Wallonie est un coq hardi, qui rappelle à la fois l’attachement de la Wallonie à la République Française. Mais alors que le coq français est un coq fier chantant à tue tête, le coq belge est lu un coq combatif avec sa patte droite levée.

J’ai également été très intéressée par les expositions tournant autour du développement de l’industrie en Wallonie, depuis les premiers moulins jusqu’à l’aérospatial en passant bien évidemment par l’industrie minière et sidérurgique, qui contribua à l’essor économique de la région entre le XIXème et le XXème siècle.

Musée de la Vie Wallonne

Marionnette de Tchantches
Coq Hardi symbole de la Wallonie

 

Les Fonts Baptismaux

La Collégiale Saint-Barthélemy abrite un chef d’oeuvre reconnu comme étant l’une des 7 merveilles de Belgique : les Fonts Baptismaux de Notre-Dame, un chef d’oeuvre d’art moisan, qui est également une prouesse technique. Ces fonts baptismaux entièrement sculptés ont été réalisés en laiton grâce à la technique de la cire perdue au début du XIIème siècle. Je vous invite à découvrir l’histoire de sa fabrication et la représentation des différentes scènes représentées en visitant la collégiale (entrée 2€).

Le marché dominical de la Batte

Le marché de la Batte, qui se tient chaque dimanche sur les rives de la Meuse est une véritable institution. Il s’agit du plus important marché de Wallonie et du plus ancien marché de Belgique. On y trouve absolument de tout : de l’alimentation, des fleurs, des vêtements… J’y ai fait un tour rapide (écourté à cause de la pluie) le dimanche matin avant de consacrer le reste de ma dernière journée à Liège à la visite de musées pour être au sec !

marché dominical de la Batte

 

La Cité Miroir

La Cité Miroir est un centre culturel et citoyen qui a pris place dans une ancienne piscine art déco du quartier de Sauvenières. Le bâtiment est particulièrement réussi et valorise le passé du monument. Ce site héberge des expositions permanentes et temporaires plutôt engagées politiquement.

Lors de ma visite, l’exposition sur Darwin était en installation, alors j’en ai profité pour voir une des deux expositions permanentes. La particularité des expositions permanentes de la Cité Miroir est qu’il y a des horaires de départ pour les visites. Ce sont ainsi des expositions immersives avec de nombreux films d’archives.

J’ai choisi de visiter l’exposition Plus Jamais Ça, sur l’Allemagne Nazie, la déportation. L’exposition est très pédagogique est vraiment bien faite. Je pense que c’est l’une des meilleures expositions que j’ai pu voir sur le sujet. Le côté immersif est très fort, je n’avais jamais vu un tel concept auparavant et j’ai vraiment accroché. J’ai été prise par les tripes et j’en suis ressortie toute chamboulée, les larmes aux yeux, d’autant plus que l’exposition fait écho à l’histoire récente et actuelle.

Cité Miroir - Liège

 

Le Grand Curtuis

Cette immense bâtisse du XVIIème siècle, qui abrite aujourd’hui un complexe muséal, fût la demeure de Jean Curtius, un richissime industriel liégeois, fabricant et marchand de poudre à canon, qui possédait également un monopole sur les mines de salpêtre de la régions. Il tira son immense richesse  des Guerres de Religions entre les Pays-Bas devenu calvinistes et le Royaume d’Espagne. La principauté de Liège était neutre dans l’histoire, Jean Curtius put alors approvisionner les deux camps en armes et munitions, en tirant ainsi une fortune considérable.

Le Grand Curtius fût rénové et inauguré en 2009 et héberge aujourd’hui le Musée d’Art et d’Histoire du Pays de Liège et exposent autour de 5 collections (verre, armes, archéologie, arts religieux, mosans et décoratifs) l’histoire de l’artisanat liégeois. Je n’ai pas eu le temps de visiter ce musée lors de mon passage en Province de Liège, me contentant seulement d’admirer l’extérieur du bâtiment.

Le Grand Curtius à Liège

 

La Nocturne des Coteaux de la Citadelle

Je me suis rendue à Liège à l’occasion d’un événement bien particulier qui se déroule chaque année, le premier samedi soir d’octobre : la Nuit des Coteaux de la Citadelle. A cette occasion, le Quartier Hors Château, la Montagne de Bueren et le quartier de la Citadelle sont illuminés par des dizaines de milliers de bougies. Le résultat est spectaculaire et donne une atmosphère magique à la ville. En même temps que l’on déambule dans les rues de Liège, on profite de dizaines de concerts gratuits un peu partout dans la ville. Il y en a pour tous les goûts : jazz, rock, techno… Autre bonus : on peut visiter les musées gratuitement qui sont ouverts en nocturne jusqu’à 22 h. Cet événement accueille énormément de curieux et cela vaut vraiment le coup de faire le déplacement à Liège à cette occasion (évitez seulement de venir en voiture dans le centre-ville car j’ai pu constater même en étant à pied, que cela engendrait de gros bouchons). Désolée pour mes amis Lyonnais mais j’ai préféré largement cet événement, qui m’a par certains côtés fait penser à la célébrissime Fêtes des Lumières. La Nuit des Coteaux de la Citadelle est sûrement moins grandiose, mais a su rester à taille humaine et gagne en convivialité. A Liège, il y a du monde certes, mais je n’ai jamais eu ce désagréable sentiment de me sentir oppressée par la foule. Et puis j’ai vraiment adoré le mélange Lumières et Concerts ! Pour dîner, on peut se diriger vers l’un des nombreux stands qui sont installés spécialement pour l’occasion.

 

Concert lors de la nuit des coteaux de la citadelle

la montagne de bueren éclairée pour la nuit des coteaux
Illumination pour la nuit des coteaux de la citadelle
Nuit des Coteaux de la Citadelle à Liege

 

 

Où Dormir à Liège ?

Lors de mon séjour à Liège, j’ai séjourné deux nuits au Pentahotel, un hôtel 4 étoiles situé sur le boulevard de la Sauvenière, au nord du carré. D’aspect austère à l’extérieur, sa décoration intérieure est très chaleureuse, avec un grand bar qui fait également accueil et des meubles très cosy. Les chambres sont spacieuses et confortables. La literie est de très bonne qualité, la chambre est bien insonorisée. Tout pour passer une bonne nuit. Caché dans un des meubles, on trouve un plateau de courtoisie avec une bouilloire et une cafetière.

L’hôtel dispose également d’une salle de sport avec des machines pour pratique l’entrainement cardio et renforcement musculaire. Je suis allée courir un peu sur le tapis de course le dimanche matin, car il pleuvait.

Le buffet du petit déjeuner est somptueux avec un très large choix de nourriture aussi bien salée que sucrée. Bref, une très belle adresse facilement accessible depuis la Gare des Guillemins grâce au réseau de bus.

réception - bar - Pentahotel Liège

Chambre du Pentahotel à Liège
Salle de Sport du Pentahotel à Liège

salle du petit déjeuner - Pentahotel Liège

Tarif : à partir de 85€ la nuit pour en chambre double et 105€ avec les petits déjeuner.

 

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Que faire à Liège en un week end ?

 

Cet article fait suite à une invitation de Province de Liège Tourisme. J’ai pu choisir le contenu du séjour et je reste libre de la ligne éditoriale. Les avis exprimés dans cet article sont les miens.