Après un merveilleux week-end dans l’Aisne en mai, j’ai été invité à revenir découvrir le nord du département, la région de la Thierache, le temps d’une journée de blogtrip pour découvrir la région sous l’angle du slowtravel. Le slowtravel est une nouvelle tendance touristique qui émerge ces dernières années et qui se veut à l’opposée du tourisme de masse. L’idée est de profiter des choses simples, de prendre le temps de découvrir des territoires en profondeur. C’est une forme de tourisme qui promeut un tourisme éthique, durable et respectueux.

Dans cet article, je vous propose deux idées slowtoursimes à faire dans l’Aisne, un département très bucolique situé en Picardie à seulement 2 heures de route Paris.

 

Découvrir les vertus des plantes sauvages au Jardin d’Hélène

Notre journée commence avec la rencontre d’Hélène, une infirmière diplômée d’État, qui s’est passionnée par les vertus des plantes sauvages, et notamment leurs propriétés nutritives et médicales. Plus jeune, ses quatre enfants étaient souvent malades, touchés par des fièvres ou des allergies fréquentes. En cherchant sans cesse des méthodes pour les guérir de manière plus naturelle, Hélène a développé au cours des années, une véritable expertise sur les propriétés des plantes de la région et partage aujourd’hui son savoir autour de stages dans son Jardin à Proisy. Les thèmes sont variés (cuisiner les plantes sauvages, préparer ses tisanes, des stages autour de la santé et du bien-être…)

Elle nous a proposé de partir en balade le long de la véloroute qui passe à côté de chez elle et de nous présenter les vertus de quelques plantes que l’on trouve très facilement dans la région, avant de déguster des plats élaborés à partir de plantes qu’elle avait ramassée dans son jardin ou autour de chez elle. Parmi les différents stages, qu’elle propose, certains sont justement dédiés à la cuisine et à la découverte de ces recettes, mais cette journée était bien trop courte pour pouvoir tout découvrir.

les jardins d'Helene à Proisy

découvrir les plantes sauvages au jardin d'hélène

Voici quelques propriétés des plantes sauvages très répandue que j’ai pu découvrir lors de cette matinée avec Hélène.

 

L’Ortie

J’ai été passionnée de découvrir l’importance et les nombreuses propriétés de l’ortie. L’ortie n’est en effet pas une plante que l’on aime croiser (surtout quand on randonne en short ^^) et pourtant grâce à son caractère piquant, l’ortie joue un rôle fondamental pour la biodiversité. Cette plante qui ne peut en effet être consommée qu’en toute petite quantité par les herbivores, est un véritable refuge pour les insectes et les araignées (des petites bêtes qui gagnent a être aimé puisqu’elles mangent – en autres – les moustiques !).

L’ortie est également une plante très intéressante sur le plan nutritif : c’est une plante riche en minéraux (calcium, fer), en oligo-élements et en vitamines. C’est une plante stimulante, qui permet de lutter contre la fatigue physique et intellectuelle ainsi que contre la dépression saisonnière.

Pour cueillir les orties et les préparer, mieux vaut se munir de gants. Sinon pour les feignant.es comme moi j’ai vu qu’il existait des tisanes d’orties déjà préparées ^^. Je vais tester voir ce que cela donne, notamment pour lutter contre la fatigue saisonnière à laquelle je suis sensible 🙂

ortie

 

La reine des prés

La Reine des prés est une plante diurétique qui a une action anti-inflammatoire et peut aider à soigner des maladies comme l’arthrose, l’arthrite, la fièvre… On la cueille quand elle est encore verte.

plante reine des prés

La Berce

La Berce est une plante intéressante pour son action sur la tension arterielle : elle aide à faire baisser la tension, sans pour autant faire baisser les tensions déjà faibles. Elle a également une action nettoyante au niveau du foie. Une des propriétés intéressante des plantes est que leurs effets sur la santé sont multiples et les effets sans excès.

plante berce

Le Sureau

Les vertus du sureau sont connues depuis la préhistoire (des baies furent retrouvées dans des fouilles archéologiques). C’est une plante qui stimule le système immunitaire, fait baisser la fièvre. A la chrétienté, cet arbre fût ensuite mal vu, car il avait des fleurs blanches mais des fruits noirs. De cette particularité, naquirent de nombreuses croyances et légendes autour de cet arbre, dont les branches servaient à la fabrication des baguettes magiques des sorcières, si on brulait cet arbre à la maison, on risquait de faire venir le diable dans son foyer. C’est un arbre qui abriterait des lutins et des fées et qui permettrait de communiquer avec les défunts…

le sureau

 

Un déjeuner autour des plantes sauvages

Après cette petite balade qui nous a ouvert l’appétit, c’est déjà l’heure du déjeuner. En cette belle journée d’été, nous mangeons dehors sur la belle table préparée par Hélène et décorée par un beau bouquet de fleurs sauvages. Au menu, de nombreux plats à déguster mettant en valeur les plantes sauvages découvertes le matin, ainsi que des mets plus classiques : velouté d’ortie, toast de consoude, tartare de tomate aux graines d’orties, salade aux fleurs du jardin… Je me régale avec ces nouvelles saveurs !

Déjeuner au Jardin d'Hélène

cuisine aux plantes sauvages
salade avec des fleurs sauvages

 

Pédaler sur la Scandibérique, l’Eurovéloroute 3

Après le déjeuner, c’est le ventre bien rempli que nous sommes partis pédaler quelques kilomètres sur la Scandibérique (l’Eurovélo 3), la véloroute qui relie Trondheim en Norvège à Saint-Jacques de Compostelle en Espagne. Pour cet après-midi, le programme est moins ambitieux : nous allons suivre la véloroute entre Proisy, où se trouve le Jardin d’Hélène, et Marly Gaumont, un petit village de Picardie rendu célèbre par le chanteur Kamini, à quelques kilomètres de là.

Au niveau de l’Aisne, le tracé de l’Eurovéloroute 3 suit une ancienne voie ferrée (dont les Jardins d’Hélène occupe l’ancienne gare de Proisy), l’itinéraire est sécurisé, réservé pour les vélos et très bien balisé.

Si vous avez un peu plus de temps, n’hésitez pas à réaliser la boucle complète (50 km / 6h) de l’itinéraire qui commence au niveau du Familistère de Guise, une visite incontournable à faire dans le coin. Vous retrouverez l’itinéraire détaillé que la balade complète à la journée sur le site internet Randonner.fr.

Eurovelo 3 - Scandibérique

 

Les églises fortifiées de Thiérache

Une des particularités de la Thiérache, est son nombre important d’églises fortifiées. Située à la frontière nord du Pays, terre de passage, la Thiérache fût une région marquée par de nombreuses guerres dès le Moyen-Age, jusqu’à la guerre entre le Royaumes de France et les territoires de la Maison des Habsbourg au XVIIème sicèle. Ces églises étaient ainsi des lieux de refuge à la fois pour le bétail et pour les villageois en cas d’attaque. Il y a plus d’une centaine d’église fortifiées à découvrir entre l’Aisne et les Ardennes.  Nous nous sommes arrêtés à celles de Marly-Gaumont, avec un tout petit crochet en vélo depuis la véloroute. L’église de Marly-Gaumont est ainsi fortifiée par des tours depuis lesquelles des arches pouvaient lancer des flèches.

Eglise fortifiée de Marly Gaumont

 

Estaminet de la Gare de Marly Gaumont

Dans l’ancienne halle de la gare de Marly Gaumont, s’est ouvert en janvier 2019, un estaminet chaleureux et convivial qui cartonne : la Halle de Marly-Gaumont, tandis que le bâtiment de la gare juste à côté à été transformé en gite. Le lieu est entièrement décoré avec du matériel de récupération (ancien wagon, sièges de trains, poêle Godin – la familistère n’est pas loin…) par son gérant Marc, un architecte passionné de décoration, et ses amis. Un lieu qui offre de l’animation à ce petit village de campagne et où l’on peut déguster l’une des nombreuses bières à la carte, comme la bière locale de Thiérache. Un lieu atypique à ne pas rater pour faire une pause sur l’Euro-véloroute 3 !

Estaminet dans la gare de Marly Gaumont
Estaminet ancienne gare de Marly Gaumont

 

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Slowtourisme dans l'Aisne : Eurovéloroute 3 et découverte des plantes sauvages

Merci à Aisne Tourisme et l’Office du Tourisme de Thiérache, pour leur invitation à découvrir la Thiérache sous l’angle du slowtravel. Je reste libre du contenu éditorial et les avis exprimés dans cet article sont les miens.