France Hauts-de-France

Le bassin minier du Douaisis à vélo

Balade en vélo sur le terril des Argales

Le dimanche matin de notre week-end à Douai, nous nous rendons à la maison du Terril de Rieulay où nous avons rendez-vous pour une balade guidée à vélo à assistance électrique, afin de découvrir le patrimoine minier de la région, classé au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 2012. La Maison du Terril propose deux circuits (un troisième est en préparation) : un premier, celui que nous réalisons, axé sur le patrimoine minier, et un second sur la biodiversité du terril.

Maison du terril de Rieulay

A vélo sur le terril des Argales

carte de l'itinéraire du circuit minier

C’était la première fois que je testais le vélo à assistance électrique, et je dois dire que j’ai adoré ! J’adore faire du vélo… quand c’est plat. Je trouve que c’est un moyen de transport idéal pour se balader, parcourir des distances bien plus grandes qu’en randonnée, tout en prenant l’air. Sauf que dès que ça monte un peu, il n’y a plus personne. Malgré les vitesses, malgré le fait que je fasse quand même un peu de sport, je n’aime pas les côtes. Avec l’assistance électrique, on les monte sans forcer ! Les vélos électriques de la Maison du Terril sont dotés d’un système à quatre niveaux d’assistance, ce qui permet d’adapter la puissance du moteur à la difficulté du terrain. Quel plaisir de pédaler, les cheveux au vent, sans se fatiguer ! (Et oui, le moteur est une aide, et ne vous dispense pas de pédaler un minimum!)

vélo avec assistance électrique
zoom sur le cadran de commande du vélo électrique

Le Terril des Argales

Avant de partir, nous testons les vélos, nous nous équipons de casque, gilet jaune, ainsi que d’une oreillette, qui nous permettra de suivre les commentaires de notre guide tout en pédalant. Le circuit du patrimoine minier nous emmène du terril des Argales, le plus grand terril plat du Nord Pas de Calais avant de continuer dans les cités minières.

Mais qu’est ce qu’un terril ? Il s’agit tout simplement d’un tas formé par la roche stérile extraite des mines de charbon. Au début, les terrils étaient plats, puis la technologie a permis de réaliser des terrils de forme conique, formant des sortes de petites collines. L’exploitation des roches du terril pour récupérer les poussières de charbons restantes s’est achevée dans les années 70. Depuis, la nature a repris ses droits sur cette butte artificielle. Sur le terril des Argales, le poids des roches a fait resurgir la nappe phréatique, formant un lac, utilisé de nos jours pour les activités de plaisance et même la baignade en juillet/août ! Avec nos vélos électriques, nous montons sans effort au sommet du terril pour admirer le panorama sur le lac. De là haut, on distingue à l’horizon des terrils coniques.

Terril des Argales - Panorama sur le lac

Visite des cités minières à vélo

Nous prenons ensuite la direction de Pecquencourt pour découvrir les cités minières. Après avoir lu Germinal, je m’attendais à découvrir des quartiers vraiment tristes, avec des maisons toutes petites, collées les unes aux autres. J’ai donc été d’autant plus surprise de découvrir des cités minières avec de grands espaces, des jardins fleuris… (il existe bien des cités minières moins jolies dont la plupart ont dû être construite en vitesse après les dégâts de la seconde guerre mondiale, les maisons devaient alors être bâties en quelques jours, on ne perdait pas de temps avec les questions d’esthétique !). La visite guidée permet d’en apprendre beaucoup sur l’histoire de la région et notamment les évolutions architecturales des cités minières au cours du siècle dernier. Des cités pavillonnaires, en passant par les cités fleuries, jusqu’aux cités modernes des dernières années de la grande aventure minière. Avec l’inscription des cités sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO, des travaux d’aménagement et de rénovation ont été menés pour préserver ce patrimoine historique. On découvre aujourd’hui de jolies cités minières (sans la poussière noire du charbon qui tentaient tout de gris à l’époque).

cité minière pavillonaire de Pecquencourt cité minière pavillonaire de Pecquencourt

cité jardin de Pecquencourt
cité minière moderne de Pecquencourt

La balade en vélo nous mène enfin jusqu’à Montigny d’Ostrevent, et sa grande place circulaire entourée de bâtiments hétéroclites en brique : ici une église, là un château qui dénote un peu dans le paysage.

 Chateau Lambrecht - Montigny D'Ostrevent

Montigny d'Ostrevent
Eglise Saint Charles - Montigny D'Ostrevent

balade à vélo sur le bassin minier

De là, nous reprenons le chemin du retour à travers le chemin des galibots, une grande piste cyclable d’un peu moins de 40 km qui fait le tour de la région minière du Douaisis, et qui relie Douai, Rieulay et Lewarde, une autre ville minière connue pour abriter le centre historique minier.

Informations pratiques

Les visites guidées à vélo électrique, d’une durée de 2h30, sont proposées par la Maison du Terril de Rieulay tous les dimanches à 9h30 et à 15h30 pour 10€ par personne. Vous trouverez toutes les informations (avec entres autres les horaires et dates des circuits) sur ce site internet.

Des vélos normaux sont également disponible à la location (5€ pour une demi-journée / 10€ pour la journée) ainsi que des remorques pour les enfants.

La Maison du Terril propose également des itinéraires de randonnées à pied ou à vélo. Bref n’hésitez pas à y passer pour vous renseigner.

Pour d’autres circuits dans la région du Parc Naturel transfrontalier du Hainaut situé en gros entre Douai / Valencienne et Tournai), je vous propose ces cartes du parc naturel pour la randonnée et celle pour les balades à Vélo/VTT. (Ces cartes sont disponibles en version papier à la Maison du Terril)

Cet article a été écrit en partenariat avec l’Office du Tourisme du Douaisis. Les choix éditoriaux me reviennent.

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