Si vous avez été victime d’un retard d’avion, saviez-vous que vous pouvez avoir le droit à une indemnité importante ? Sûrement que non puisque les compagnies aériennes informent mal, voire pas du tout les passagers aériens concernés. Comment se faire rembourser dans ce cas ? Les démarches peuvent être longues et compliquées car les compagnies aériennes jouent rarement le jeu. Pour obtenir un remboursement facilement, il existe des sociétés comme Flightright qui jouent le rôle d’intermédiaires entre vous et la compagnie aérienne. Elles aident les passagers aériens à obtenir des indemnisations en cas de retard de vol, de surbooking et cela même dans le cas d’un billet low cost.

Flightright se charge des démarches pour vous et cela sans que vous ayez à débourser le moindre centime. En effet, la société se rémunère en prenant une commission sur les indemnités réellement récupérées. Cela permet de vous affranchir des démarches qui peuvent être lourdes tout en récupérant potentiellement une plus grosse indemnité que si vous aviez directement négocié avec votre compagnie aérienne.

Avec le manque d’information actuelle sur les droits des passagers aérien, seulement 5 à 10% des clients qui pourraient prétendre à une indemnisation de la part des compagnies font les démarches pour l’obtenir ! C’est fou !

Personnellement, je me suis déjà faite “avoir” deux fois, alors c’est pour cela que je souhaitais partager avec vous mon expérience afin que vous ne fassiez pas les mêmes erreurs que moi.

 

Mes expériences de retard d’avion

Mon premier retard important était lors un vol Paris-Milan Malpensa avec un retard de plus de 2 heures. Je ne connaissais pas mes droits et je n’étais pas renseignée avant aussi je n’ai pas fait de réclamation. Ce retard m’a coûté très cher ! A cause d’une arrivée trop tardive à plus de 1h30 du matin : le loueur de voiture avait fermé, j’ai rejoint Milan en taxi ce qui m’a coûté plus de 100 € et je n’ai pas réussi à faire changer le lieu pour récupérer la voiture de location aussi j’ai reloué une voiture ce qui m’a encore coûté 60€ en plus de ma location prépayé et perdue. Je pensais qu’il n’y avait aucun recours car voyageais avec une compagnie low-cost et je pensais que seules les “grandes” compagnies indemnisaient les passagers.

La seconde fois je reviens du Japon. Le vol retour a du retard ce qui me fait louper ma correspondance à Amsterdam pour Paris. Les vols suivants étant tous complets, je me retrouve à attendre plus de 4h à l’aéroport d’Amsterdam. Je vais au guichet de la compagnie pour réclamer des vounchers pour manger/boire dans le terminal (réclamation que j’ai fait de moi même car je me disais qu’il pouvait au moins me payer un repas pour ce retard – je ne savais pas que c’était une obligation pour eux – car aucune annonce n’avait été faite). En attendant (comme j’ai 4h à rien faire devant moi), je contacte la compagnie sur Twitter qui me dit qu’elle va nous indemniser. Je leur donne juste mon numéro de vol et de dossier et ils s’occupent de tout. Je suis très contente car je reçois une indemnisation de 300 €/personne quelques jours plus tard sur mon compte bancaire. Sur le coup, j’ai l’impression d’avoir fait une très bonne affaire, la compagnie a remboursé la moitié du prix de chaque billet d’avion A/R. Ce que je ne savais pas c’est qu’en réalité j’aurais pu prétendre au double d’après la loi !

 

Quels sont nos droits en cas de retard d’avion dû à la compagnie aérienne ?

Le champ d’application concernant l’indemnisation est assez large puisqu’il concerne :

  • tous les vols au départ des aéroports situés dans l’Union européenne, la Norvège, l’Islande ou la Suisse, quelle que soit la nationalité du transporteur aérien, et quelle que soit la destination du vol.
  • Pour les vols en provenance d’un aéroport situé dans un Etat tiers (autres Etats que ceux membres de l’Union européenne, la Norvège, l’Islande et la Suisse), seuls les vols exploités par un transporteur communautaire, et à destination d’un aéroport situé dans l’UE, la Norvège, l’Islande ou la Suisse sont concernés.

Dès que le retard au départ d’un vol atteint :

  • soit deux heures ou plus pour les vols de 1500 km ou moins,
  • soit trois heures ou plus pour les vols de plus de 1500 km jusqu’à 3500 km et tous les vols intracommunautaires de plus de 1500 kilomètres,
  • soit quatre heures ou plus pour les autres vols de plus de 3500 km.

On peut prétendre à une indemnisation forfaitaire suivante :

  • 250 € pour les trajets de 1500 kilomètres ou moins,
  • 400 € pour ceux compris entre 1500 et 3500 kilomètres et pour tous les vols intracommunautaires de plus de 1500 kilomètres (c’est à dire les vols entre la métropole et les départements d’outre-mer)
  • 600 € au-delà de 3500 kilomètres pour les destinations extra-communautaires.

Comme vous le voyez, cette indemnisation forfaitaire n’a aucun rapport avec le prix d’achat de votre billet (vous pouvez donc faire une opération bénéficiaire à la fin) et de la compagnie à partir du moment où la compagnie est basée dans l’UE, la Norvège, l’Islande ou la Suisse : elle concerne aussi bien les vols low-cost que les vols opérés par les compagnies traditionnelles. Cette indemnisation doit être donnée en espèces sonnantes et trébuchantes (virement, chèque..) et non en bons voyage (sauf accord explicite du client).

De plus, pendant l’attente de son départ effectif, vous pouvez obtenir une prise en charge en fonction du délai d’attente (rafraîchissements, restauration, deux communications, et si nécessaire hôtel et transferts entre le lieu d’hébergement et l’aéroport).
La prochaine fois, n’hésitez pas à faire valoir vos droits, et si comme moi vous êtes une flemmarde des démarches administratives, à passer par une société spécialisée qui se chargera de récupérer vos indemnités pour vous.

Cet article est sponsorisé par Flightright.