Lors d’un précédent week-end prolongé à Lille, j’avais eu l’occasion de visiter Lens en une journée pour découvrir le magnifique musée du Louvre Lens et découvrir la ville avec la visite guidée “Lens, Mine d’Art Déco” organisée par l’Office du Tourisme de Lens-Lievin.

Cette visite m’avait donné un premier aperçu de la ville et je souhaitais y retourner pour prendre le temps de découvrir les environs. Pendant longtemps, il faut bien le dire, Lens et plus généralement le Nord de la France n’était pas une destination privilégiée pour le tourisme. Depuis l’ouverture du Louvre-Lens les choses changent petit-à-petit. Le territoire devient de plus en plus dynamique et accueille des touristes de plus en plus nombreux. Le territoire et ses habitants sont particulièrement attachants, alors je vous conseille vraiment de prolonger votre séjour à Lens et de ne pas vous contenter du seul musée. Lens a traversé de nombreuses épreuves, que ce soit la Première Guerre Mondiale ou plus récemment la crise économique consécutive à la fermeture des dernières mines de charbon. Mais à travers ces épreuves, Lens s’est soudée et déborde aujourd’hui d’énergie créative. J’espère que cet article vous donnera envie de découvrir la région. Mais méfiez-vous, je préfère vous prévenir, le Nord de la France est si attachant, vous aurez sûrement envie de revenir !

Dans cet article, je vous propose un programme pour visiter Lens en un week-end. Un programme qui s’articule autour du patrimoine minier, des sites de mémoire de la Grande Guerre, du football et de la culture.

 

Que faire à Lens en un week-end ?

  • Assister à un match de football au stade Bollaert
  • Admirer le lever du soleil depuis les terrils de la base du 11/19
  • Visiter le Musée du Louvre Lens
  • Découvrir le patrimoine minier classé au patrimoine de l’UNESCO
  • Visiter les sites de mémoire de la Grande Guerre
  • Dormir dans un ancien coron rénové en hôtel 4 étoiles
  • Découvrir la cuisine polonaise

 

Assister à un match de foot au Stade Bollaert

Bien que Lens soit aujourd’hui en D2, assister à un match de foot à Lens est toujours une expérience spectaculaire. Pas besoin d’être un passionné de football pour apprécier le spectacle qui se joue autant sur le terrain que dans les tribunes. Si vous le pouvez, essayez de venir à Lens un week-end de match (c’est un week-end sur deux) pour encourager l’équipe Sang et Or. Si Lens reste une ville de taille modeste (environ 30 000 habitants) c’est toute la population qui se retrouve pour supporter, dans une ambiance familiale et survoltée, l’équipe du Racing Club de Lens au Stade Bollaert. Les supporters lensois sont si nombreux que c’est l’un des derniers stades de France où ceux-ci occupent une tribune latérale et sans siège.

L’histoire du club de foot est intimement liée à celle de la ville. Le football naît au Royaume-Uni au XIXème siècle et arrive à Lens en 1906 avec la création du Racing Club de Lens. Si le club s’arrête pendant la Première Guerre Mondiale, l’engouement repart de plus belle dans les années 1920. C’est à ce moment là que le club prend les couleurs Sang et Or en hommage à l’occupation espagnole au XVIIème siècle dont Lens fût un des derniers bastions.

La compagnie des Mines de Lens voit d’un bon œil le développement du football. Après avoir mis à disposition du RCL une grande pelouse, elle finance le club et la construction du stade Bollaert. En effet, le sport est à la fois une belle vitrine publicitaire pour l’entreprise et permet un contrôle social. Cette activité permet aux ouvriers de limiter la fréquentation des bistrots, un lieu où l’on boit de l’alcool, mais surtout où l’on parle grève et revendications sociales.

C’est à l’occasion du Derby du Nord, Lens-Valenciennes, que je me suis rendue au Stade Bollaert. Autant vous dire que l’ambiance était chaude entre les deux villes, mais tout s’est très bien passé et l’ambiance était sûrement encore plus enflammée que d’habitude. Le moment fort et à ne louper sous aucun prétexte, est lorsqu’à la fin de la pause de la mi-temps, le stade reprend en cœur la chanson “Les Corons” écrite par Pierre Bachelet. J’en ai encore des frissons en y repensant.

Côté prix, assister à un match à Bollaert reste très accessible. Je ne sais pas à combien était vendu les tickets lorsque le club était en ligue 1, en 2019 à Lens, les prix varient de 12 € à 42 € selon les catégories.

les tribunes du stade Bollaert

match de foot Lens - Valenciennes
match de foot à Lens Stade Bollaert

les supporters lensois en sang et or

 

Admirer le lever du soleil depuis le sommet des terrils

Dans la plaine du bassin minier, les terrils (qui se prononcent comme fusil avec un l final est muet) semblent être de drôle de montagnes. Ils peuvent prendre différentes formes, en cône comme à Lens ou plat comme le terril des Argales près de Douai. Ces terrils sont constitués par le résidu de l’extraction minière, une roche stérile souvent à base de schiste. Comme on ne savait pas trop quoi en faire, on disposait ces roches à la surface, au début sous forme de larges aplats puis lorsque les techniques se sont améliorées, après la Seconde Guerre Mondiale, la forme des cônes, moins encombrante en termes d’emprise au sol au sol, a été choisie. Rien de dans le bassin minier du Nord, on a recensé plus de 340 terrils ! Aujourd’hui, la végétation reprend peu-à-peu ses droits et les plus anciens terrils sont recouverts de forêts de chênes.

Lorsqu’ils ne sont pas toxiques, les terrils sont d’une grande richesse écologique avec une flore souvent bien différente des environs. Le sol noir stocke la chaleur et permet le développement de plantes qui ne sont pas typiques de la région.

C’est pour le lever du soleil que nous sommes allées découvrir les terrils jumeaux de la base du 11/9 de Loos-en-Gohelle, ces deux pyramides noires qui dominent Lens. Il fait encore nuit noire lorsque nous arrivons en bas de ces montagnes du nord. Je me suis habillée le plus chaudement possible, car en cette nuit d’avril, la température est négative. Heureusement, il n’y a pas beaucoup de vent. La montée me réchauffe et au fur et à mesure que je grimpe, les premières lueurs du jour nous dévoilent le paysage du bassin minier. La marche est assez rapide, il faut une bonne demi-heure pour gravir le terril. Le sentier est facile sauf sur les cent derniers mètres bien raides et un peu glissant. Je regrette de ne pas avoir pris mes chaussures de marche !

Mais si cela demande une grande motivation, les levers de soleil restent pour moi des instants magiques, avec son ambiance de mystère qui reste unique. Malgré le froid, la chance est avec moi, car la journée s’annonce ensoleillée. En arrivant au sommet, exposée au vent, le froid me rappelle à la réalité. Je n’ai pas pensé à prendre des gants et mes mains sont glacées en quelques minutes. Malgré tout, le spectacle est merveilleux et quand le soleil rouge se montre enfin, je me sens récompensée de mes efforts !

Avec la brume matinale, le soleil reste rouge un bon moment j’aurais le temps de profiter de ce spectacle tout en entamant la descente. En redescendant, les terrils noirs du nord s’enflamment pour devenir rougeoyants.

lever du soleil sur les terrils à Lens  Le lever du soleil sur les terrils

 

Exposition Homère au Louvre-Lens

Le Louvre-Lens est sûrement le projet qui a permis à Lens de changer son image. Je vous avais déjà parlé par ici du Louvre Lens donc je ne reviendrais pas en détail sur ce magnifique musée.

Jusqu’au 22 juillet 2019 se tient une exposition temporaire sur Homère. J’ai trouvé le thème de l’exposition original, car c’est la première fois que je voyais une exposition d’art autour d’un auteur littéraire. Je ne connaissais pas bien Homère. Je n’ai jamais lu l’Illiade et l’Odyssée. J’ai appris pas mal de choses en suivant la visite guidée de l’exposition. Par exemple, sur le fait que l’on ne sait pas si Homère a réellement existé en tant que personne ou alors que certains épisodes importants de la Guerre de Troie comme le Cheval de Troie n’était que rapidement évoqués dans l’Illiade.

musée du Louvre Lens

 

Lens et la Grande Guerre

Vimy : visite du mémorial canadien

Juste à côté de Lens, se trouve le mémorial canadien de Vimy qui rend hommage au 650 000 jeunes canadiens qui traversèrent l’Atlantique pour combattre avec les Troupes Alliées sur le front occidental de la Première Guerre Mondiale de la Belgique à la France dont 66 000 ne revinrent pas.  Si la bataille de la crête de Vimy, qui se déroula entre le 9 et le 12 avril 1917 fût une victoire stratégique importante avec une avancée sur le front, elle fût l’une des batailles les plus coûteuses en vies humaines pour le Canada avec 3600 morts et 7000 blessés. Le Mémorial de Vimy commémore à la fois cette victoire et l’implication du Canada dans la Première Guerre Mondiale.

Avant de venir à Lens, je n’avais jamais entendu parler de Vimy, ni même de l’implication des soldats canadiens pendant la Grande Guerre. Pourtant, ce site est très célèbre pour les canadiens qui viennent en nombre s’y recueillir. Depuis que je m’intéresse aux sites de mémoire, je réalise qu’en France, nous ne pensons pas très souvent à visiter ces lieux. Que ce soit les plages du débarquement ou les sites de mémoire de la Grande Guerre, les anglo-saxons sont bien plus nombreux à les visiter alors que ces sites commémorent des événements qui se sont déroulés dans notre pays et qui nous ont également fortement impacté. Un autre exemple, c’est seulement lors de mon voyage en Australie que j’ai appris que des soldats australiens et néo-zélandais avaient également participé à la Première Guerre Mondiale ! D’ailleurs, j’ai pu remarquer que les Australiens connaissaient mieux que moi les différentes batailles de ces deux guerres. J’ai eu un peu honte de ma méconnaissance, mais je suis revenue avec l’envie et la curiosité d’en savoir plus sur ces épisodes sombres de notre histoire.

 

Visite des tranchées avec un guide canadien

Ma visite de Vimy commence avec la zone des combats qui s’étend autour du Centre d’Interprétation en visite libre mais que je n’ai pas eu le temps de visiter cette fois-ci. Le paysage est étonnant. Plus de 100 ans après la fin des combats, les cicatrices de la guerre est encore là. Le sol est constellé de crevasses d’obus. Les creux les plus profonds ont été causés par des explosions souterraines tandis que les plus petits sont la marque de tirs d’artillerie.

A Vimy, il est possible de visiter des tranchées restaurées de 1925 à 1927 et c’était une visite que j’attendais avec impatience. Pour cette partie, j’ai suivi une visite guidée réalisée par un étudiant canadien. La visite était passionnante et j’en ai appris beaucoup sur la bataille de la Crête de Vimy. Néanmoins, les tranchées reconstituées ne ressemblaient pas à ce j’avais imaginé. Elles sont bien trop propres et ne reflètent pas la réalité des conflits. Il manque la boue, le froid, le sifflement des obus au-dessus de nos têtes. Elles sont également nettement moins profondes que les tranchées de la guerre. Néanmoins, la visite permet de se rendre compte de leur étroitesse, il est difficile de se croiser, et de l’organisation sur le terrain. Avec la visite guidée, on peut également entrer dans la partie souterraine des tranchées dans laquelle les soldats ont attendus des heures durant le lancement de l’attaque. Il faut s’imaginer des milliers de soldats terrorisés et partagés entre l’attente interminable dans des couloirs sombres, sales et humides et la sortie qui les mènera droit vers l’enfer du champ de bataille. Même plus de 100 ans après la fin de la guerre, le lieu est encore chargé en émotions. Mais ces lieux de mémoire nous permettent aussi de nous rappeler le passé en espérant ne pas refaire les mêmes erreurs. Chérissons la paix et n’oublions pas à quel point elle est précieuse et fragile.

Crateres d'obus autour de Vimy

Visite guidée de Vimy avec un étudiant canadien
Visite de la partie souterraine des tranchées
  Tranchée reconstituée à Vimy

Le monument du mémorial de Vimy

Le mémorial de Vimy est le principal monument commémoratif canadien. Il s’étend sur plus de 100 hectares offerts par la France au Canada. Le mémorial de Vimy est un imposant monument qui a nécessité plus de 11 années de travaux. Sa structure en acier est recouverte de 6000 tonnes de pierre calcaire issue d’une carrière en Adriatique (actuelle Croatie). Il est situé au niveau de la crête de Vimy et de là haut, la vue embrase la pleine des Flandres avec les terrils de Lens en arrière plan.

Le monument est orné de 20 personnages allégoriques dont le plus touchant est la jeune femme en deuil qui surplombe la plaine et qui symbolise le Canada pleurant ses morts. Sur les murs du monument sont gravés les noms de plus de 11 000 soldats canadiens morts en France et portés disparus qui sont aujourd’hui sans sépulture connue. Le lieu est aujourd’hui un lieu de recueillement important pour la nation canadienne.

Mémorial Canadien de Vimy

Statue du Canada pleurant ses morts - Vimy

 

La nécropole de Notre-Dame de Lorette

Avant de revenir sur Lens, nous nous sommes arrêtées à la nécropole de Notre-Dame de Lorette, le plus grand cimetière militaire français où repose plus de 45 000 soldats tombés au combat durant la Première Guerre Mondiale.

Nécropole de Notre Dame de Lorette

L’Anneau de la Mémoire

Juste à côté de la nécropole, nous avons ensuite découvert le très beau monument de l’Anneau de la Mémoire. Érigé en 2014 au début des commémorations du Centenaire, il rend hommage à toutes les vies sacrifiées dans la région du Nord-Pas-de-Calais durant la Première Guerre Mondiale, sans distinction de nationalité, de grade ou de religion. Français, Allemand, Anglais, Canadiens, ce sont ainsi plus de 40 nationalités qui sont représentées côté-à-côté. Ce monument est également une prouesse architecturale : cet anneau de 345 mètres de diamètre possède une partie suspendue dans le vide, qui symbolise la fragilité de la Paix.

Anneau de la Mémoire

Malheureusement, je n’ai pas eu le temps d’aller visiter le Mémorial Lens 14-18 dont on m’a dit beaucoup de bien. J’espère avoir l’occasion de revenir à Lens un jour pour le découvrir !

 

Lens : mes bonnes adresses

Dormir un ancien coron réhabilité en hôtel 4 étoiles

J’ai séjourné deux nuits à l’Hôtel Louvre Lens, en face du musée éponyme. Cet hôtel 4 étoiles a ouvert ces portes fin 2018 dans un ancien coron (le nom donné aux habitations des mineurs). Le travail de réhabilitation du site est spectaculaire. Aujourd’hui, l’hôtel offre 52 chambres haut-de-gamme, d’un excellent rapport qualité-prix (chambre à partir de 80 €/nuit). Les architectes ont fait le choix de la sobriété et se sont inspirés de l’environnement pour la décoration, avec des chambres aux murs noirs, pour évoquer le charbon, ou en briques. Les chambres restent malgré tout lumineuses grâce aux larges fenêtres.

Les chambres sont très spacieuses et confortables avec un grand lit à la literie parfaite. Chaque chambre est équipée d’une bouilloire avec un assortiment de thé et tisane Mariage Frère et d’une cafetière Nespresso. Les toilettes sont séparées de la salle de bain. Certaines chambres ont des douches d’autres ont des salles de bain. L’hôtel dispose en accès libre d’une salle de sport et d’un grand sauna.

Le buffet du petit-déjeuner est somptueux avec un grand choix aussi bien salé que de sucré. Il est également possible de demander certains choix à la carte comme des œufs brouillés délicieux.

Depuis l’hôtel, on accède facilement à pied au musée du Louvre-Lens, au Stade Bollaert et un peu plus loin au centre-ville. Et en voiture, on se trouve à quelques minutes de route des principaux points d’intérêt du patrimoine minier avec la Base du 11/9 et le Centre Historique Minier de Lewarde.

Hotel le Louvre Lens

Chambre à l'hôtel du Louvre Lens
Salle du petit déjeuner - hôtel Louvre Lens

 

Buffet petit déjeuner de l'hôtel du louvre Lens

Réserver votre séjour à l’hôtel Louvre Lens

Hôtel Louvre Lens, 168 Paul Bert, 62300 Lens

 

Le Gite de l’Ecole Buissonnière

Pour une nuit plus insolite, direction l’ancienne maison du directeur de l’école où dans son jardin, Pierre et Elsa, un couple de supporters de l’équipe du RCL, ont construit 3 gîtes ouverts toute l’année et pouvant accueillir de 2 à 5 personnes. Pierre est également un grand passionné du patrimoine minier (il est aussi guide bénévole), alors n’hésitez pas à lui poser toute vous questions !

Je n’y ai pas dormi, mais ma copine Aurélie du Blog Traveling Address y a séjourné et le recommande 🙂

Gite de l'Ecole Buissonière à Lens

Réserver votre séjour aux gites de l’école bussionière

Découvrir la cuisine polonaise à Comme chez Babcia

Le développement de l’industrie minière dans le Nord-Pas-de-Calais au début du XXème siècle est un véritable moteur pour le développement de l’industrie française. Le métier est intensif en ressources humaines et rapidement, on manque de bras. L’immigration polonaise, et particulièrement après la Seconde Guerre Mondiale est important dans le Nord et permet de fournir la force de travail nécessaire à l’extraction du charbon. L’immigration polonaise a fortement influé la région, puisque ces immigrants ont joué un rôle très important dans le syndicalisme et la vie associative locale. Aujourd’hui, la culture polonaise est encore bien présente dans le Nord et une des façons de la découvrir aujourd’hui est de manger dans un restaurant polonais. C’est ainsi que nous avons déjeuné au restaurant Comme chez Babcia, un restaurant haut en couleur dans le centre de Lens et que je vous recommande.

Je ne connaissais absolument rien de la cuisine polonaise donc j’étais un peu perplexe face à la carte (et les noms des plats polonais imprononçables pour les non-initiés !). J’ai choisi finalement des raviolis fourrés au chou et au fromage le tout accompagné par une bière polonaise. C’était vraiment délicieux (et pourtant je n’aime pas le chou à la base !). Le plat était bien copieux aussi je n’ai malheureusement pas eu de place pour un dessert !

Comme chez Babcia à Lens

restaurant polonais à Lens
restaurant polonais comme chez babcia

Comme Chez Babcia, 13 rue Decrombecque, 62300, Lens

 

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Que viser à Lens en un week end ? Du patrimoine historique minier aux sites de mémoire en passant par le Musée du Louvre Lens

 

Un grand merci à l’Office du Tourisme de Lens Lievin pour cette invitation, son accueil chaleureux et l’organisation de ce blogtrip qui m’a permis de redécouvrir Lens. Je reste libre du contenu éditorial et les avis exprimés sont les miens. Certains des liens de cet article sont des liens affiliés, cela veut dire que si vous achetez à travers ces liens vous ne payez pas plus cher mais je touche une petite commission qui m’aide à poursuivre ce blog.