J’ai écris cet article dans le cadre de l’événement interbloggeurs proposé par le site  www.roadcalls.fr qui porte sur le thème ” Mon premier voyage“. L’objectif est de constituer un ebook rassemblant les témoignages de blogueurs voyageurs. Expliquer comment et pourquoi nous sommes tombés accros de cette drogue qu’est le voyage. L’idée : vous donnez envie de vous faire sautez le pas, vous prouvez que vous aussi vous pouvez partir à l’aventure ! Que voyager n’est pas aussi compliqué que ce que vous croyez !

Temple d'or Kinkaku-ji à Kyoto

Kinkaku-ji

Le goût du voyage

Mon premier “vrai” voyage, (c’est-à-dire, sans mes parents), a été une révélation, et je dirai même plus il a changé ma vie ! Il faut dire que je n’avais très peu voyagé hors de France (voire même hors de Bretagne !), sauf quelques expériences en hôtels club familaux et une magnifique croisière sur le Nil lorsque j’étais au lycée.

Malgré ça, mes parents, mon père en particulier, m’avait transmis le goût du voyage. Petite, il me repassait sans que je me lasse, les diapositives de ses voyages en Grèce, au Maroc… Cela me faisait rêver. J’avais l’impression de voir un monde imaginaire – ces photos étaient tellement loin de mon quotidien – merveilleux, défiler sous mes yeux. Ensemble, on regardait l’atlas, et me faisait réciter les capitales du monde.

Ainsi j’ai développé une attirance pour la découverte et le voyage.

Les craintes

Mais j’avais l’impression que partir loin était compliqué, je ne savais pas comment faire… De toute façon je ne me posais pas trop de questions : j’étais encore étudiante  : donc pas beaucoup de temps disponible et avait peu de sous.

Et pourtant, en réalité, ce n’étaient pas les occasions qui manquaient : j’aurais pu faire un stage ou un semestre à l’étranger. Mais le grand saut dans l’inconnu me faisait peur. Le temps que je me décide, il ne restait plus comme destination pour une année Erasmus que Stuttgart, et mon niveau d’allemand me faisait sentir que je ne devais surtout, mais alors surtout pas, partir là bas. (De plus, la destination ne me faisait pas vraiment rêver…). Le choix s’est fait en dix secondes montre en main, je n’ai même pas le temps de googliser Stuttgart : je décidais de rester en France ! Bref tout ça pour dire que je n’étais pas une aventurière ! (Tout ça pour dire que mon argument pas de sous/pas de temps, m’arrangeait bien pour procrastiner…)

Mon voyage au Japon

Vers la fin de mes études, j’ai eu l’opportunité de partir pour 2 semaines au Japon, rejoindre mon copain qui lui avait eu le courage de quitter la France pour faire son stage de l’autre côté de la planète.

La décision de partir visiter le Japon ne s’est pas prise à la légère :  le coût du billet d’avion équivalait à presque un mois de mes indemnités de stage, et le seul moment où je pouvais le rejoindre était lorsqu’il devait rentrer en France.

Et puis le pays ne me faisait pas rêver plus que ça… Si j’avais choisi la destination, j’aurais sans doute choisi l’Inde ou le Vietnam… Mais bon finalement la curiosité a été plus forte, j’ai économisé et pris mon billet pour Tokyo !

Quand j’ai pris cette décision, je me suis en partie dit que jamais une telle occasion ne se reproduirait. Cette fois partir était simple, j’avais quelqu’un sur place. Je me suis dit que ce serait LE voyage de ma vie. Le seul, l’unique.

J’étais loin de me douter que ce n’était que le premier d’une longue série !

Shinjuku

Quand on est un voyageur aguerri, on ne se souvient plus à quel point prendre l’avion peut être impressionnant. En plus j’avais une correspondance à London Heathrow, l’un des plus grands aéroports d’Europe. J’avais un peu la pression : vais-je me perdre dans l’aéroport??? que faire si je rate ma correspondance que j’ai choisi beaucoup trop courte (1h20 à peine!!) ???

C’était le point le plus stressant du voyage puisque tout le reste était organisé par le copain :  itinéraire, réservation des hôtels,… mais pour l’apprentie voyageuse que j’étais c’était déjà ENORME !!!

Finalement tout s’est bien passé : j’ai pu prendre le vol Paris/Londres d’avant (car il était en retard) et le Londres/Tokyo lui-même en retard … Ouf!! J’ai réussi à me débrouiller toute seule ! Finalement moi aussi je peux le faire 🙂 !

Et oui avant de voyager, je pense que je n’était absolument pas débrouillarde et très timide. JAMAIS je n’aurais demandé une direction ou un renseignement à quelqu’un ! Maintenant je ne me pose plus la question, ça me parais naturel ! C’est l’une des nombreuses choses que m’a apportée le voyage !

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La chance que j’ai eu lors de ce voyage, c’est que j’ai pu découvrir cet extraordinaire pays grâce à des japonaises avec lesquelles mon copain s’étaient liées d’amitiés (et avec qui nous sommes encore en contact). Si les japonais peuvent être distants avec les étrangers, ils deviennent très chaleureux quand on les connait mieux !

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Grâce à elles, j’ai ainsi pu découvrir la gastronomie japonaise, la culture de l’onsen (ces fameux bains chauds extérieurs !),  la façon dont on porte le kimono (je n’arriverais jamais à en remettre un tout seule tellement c’est complexe !),

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 les coutumes pour le nouvel an…

File d'attente pour les voeus du novel an au temple d'Oyama

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Bref, à l’issue de la trop courte quinzaine de jours passés là-bas, je me suis rendu compte que non seulement j’avais découvert un pays exceptionnel, mais également une culture tout à fait différente de la nôtre, extrêmement riche et passionnante. Mais ce que j’ai découvert, j’avais conscience que je n’en n’avait vu qu’un fragment de la culture japonaise. Il me reste tant de choses à découvrir : le château d’Himeji, le sanctuaire de Kamakura, celui de Nikko, voir effervescence provoquée par la floraison des cerisiers, grimper en haut du Fuji pour admirer le lever du soleil…

Cette sensation, ce désir de toujours découvrir plus, je l’ai ressentie à l’issue de chacun de mes voyages. Plus on voyage, plus on a envie de voyager…  Et c’est comme cela que l’on est touché par l’incurable virus du voyageur !

Les leçons du voyage

Mais voyager, ce n’est pas seulement contempler une succession de sites plus impressionnants les uns que les autres. C’est aussi développer une philosophie de vie. Car plus on voyage, plus on réalise :

– que l’on fini toujours par s’en sortir, “Ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort” : mes déconvenues en voyage, m’ont rendu plus débrouillarde et moins peureuse

– notre chance d’être Européen (on ne se le dit jamais assez!!), de vivre dans un pays riche  et développé, d’avoir accès à des services publics de qualité (santé, éducation), d’être dans un pays où on être libre d’exprimer ses opinions, libre de se déplacer où bon nous semble, libre de voyager aussi…On relativise beaucoup plus quand on a pu constater comment vivaient les gens aux quatre coins du monde. Nous sommes trop gâtés et nous ne nous en rendons même pas compte…

– qu’ “avoir” n’est pas la priorité. La priorité est de vivre, de partager, de faire partager…