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Visiter la Péninsule d’Izu : une excursion à 1 heure de Tokyo

Destination privilégiée des Tokyoïtes pour le week-end ou les vacances, la Péninsule d’Izu Hanto, située à 100 km au sud ouest de la capitale reste méconnue des touristes occidentaux. Il est vrai que comparé au reste d’Honshu, la péninsule est relativement mal desservie par les transports. Nous y avons passés 2 jours et demi, l’occasion de revoir une amie japonaise. Nous avons donc été véhiculé en partie, mais à par une excursion que je vous présenterais à la fin de cet article, le reste est facilement réalisable en transport en commun !

Atami

La plage d'Atami

La station balnéaire d’Atami, desservie par le Shinkansen, est la porte de la péninsule d’Izu. Ici commence la ligne de train qui dessert toute la côte est jusqu’à Shimoda. Atami est l’une des plus grosses villes de la péninsule. Sa plage entre les buildings ne fait pas spécialement rêver. Si je vous en parle ici, c’est pour son extraordinaire musée le MOA (Museum Of Art) construit sur les hauteurs de la ville.

Le musée est exceptionnel à plusieurs points de vue :

  • l’architecture est complètement démente, presque un non sens. L’entrée du musée est construite dans une colline, vous ne voyez donc rien, à part la porte d’entrée. Derrière elles, vous attendent une série d’escalators interminable, comme je n’en ai jamais vu. Et oui, car il y a 200 m de dénivelé entre l’entrée et le musée… Les escalators sont aménagés sur différents étages, entrecoupés de hall monumentaux, éclairés par des néons colorés. Ambiance 2001 l’odyssée de l’espace
  • ses expositions : et oui, un bâtiment impressionnant c’est bien, mais encore faut il que le contenu soit à la hauteur ! Et c’est le cas ici. Si le musée est immense, les japonais ont une autre façon de voir les choses. Plutôt que d’entasser le maximum de chef d’œuvres dans un minimum de place, ils privilégient la qualité à la quantité en laissant une part importante à l’espace. Cela se remarque d’autant plus qu’au Japon le manque de place se fait sentir. J’ai été très frappée par cette muséographie, car pour le coup, il y a vraiment très peu d’œuvres par rapport à la taille des salles. Mais cela rend la visite très agréable : on peut prendre le temps d’admirer chaque pièce, car on sait que l’on pourra tout voir. Que ce soit au niveau des expositions permanentes, que des expositions temporaires (céramiques et peintures japonaises), nous avons adoré cette visite. Un des points d’orgue vu l’impressionnant salon de thé en or
  • le panorama sur la baie d’Atami : et oui monter tous ces escalators à une utilité : profiter d’une vue imprenable sur la baie derrière les baies vitrées du musée.

Façade extérieure du MOA

Entrée du museum of Art à Atami
les escalators monumentaux du MOA à Atami

La baie vitrée et le panorama sur la baie d'Atami

le salon de thé en or au MOA à Atami

On termine la visite par une cérémonie du thé à la maison de thé traditionnelle située à la sortie du musée. On quitte l’architecture futuriste pour se transporter dans un jardin japonais pittoresque, et déguster une tasse de thé matcha fouettée avec une petite pâtisserie japonaise.

Salon de thé du MOA - Atami

Informations pratiques

Le musée est actuellement fermé pour rénovation et devrait rouvrir début février 2017. Votre visite pourrait donc être sensiblement différente à la mienne (je ne sais pas ce qui est prévu – je suis d’ailleurs assez étonné de voir qu’ils ferment 11 mois pour cette raison car lors de ma visite l’année dernière j’avais trouvé le musée hyper moderne…). Si vous êtes intéressés par cette visite, vérifiez la date de réouverture sur le site internet du musée.

Le musée est assez loin de la gare. Il est donc recommander d’emprunter le bus n°6 qui dessert le musée depuis la gare (surtout que ça monte pas mal).

 

La Côte de Jogasaki

Falaise de Côte Jogasaki - Péninsule d'izu - Japon

la côte de Jogasaki - péninsule d'Izu
pont suspendu sur la côte de Jogasaki

De belles balades à réaliser le long de ces falaises noires formées par des coulées de lave. Le jour de notre visite, la mer était démontée. Les vague s’écrasaient dans un bruit tonitruant contre les falaises et passaient par dessus bord ! Le clou de la balade est la traversée d’un pont suspendu à 23 m au dessus des vagues !

Le plus beau tronçon se trouve entre les gares d’Izukogen et de Futo. Après avoir déposé nos sacs à la consignes de la gare d’Izukogen, nous avons pris un taxi jusqu’à l’arrêt de bus Jogasaki-guchi (les bus ne sont pas très fréquents, comme l’après-midi était déjà bien avancé nous nous sommes rabattus sur le taxi. Le trajet nous a coûté dans les 1500 yens soit 10€ environ). En fait, je ne sais pas s’il nous a déposé vraiment où l’on voulait, car la randonnée nous a semblé beaucoup plus courte que prévue, mais nous n’avions ni la traduction en kanji de la destination ni de carte de la région. Mais bon l’important c’était d’arriver au bord de la falaise pour commencer la rando !

De l’onsen au ryokan : l’art de vivre à la japonaise

chambre traditionnelle japonaise

salle à manger japonaise
petit déjeuner japonais

C’est ici encore plus qu’ailleurs que vous pourrez découvrir l’art de vivre à la japonaise ! Izu Hanto est en effet une destination de détente pour les japonais. Se baigner dans un onsen, dormir dans un ryokan et prendre un petit déjeuner à la japonaise (riz, poisson grillé et soupe miso !) fait parti de leurs activités favorites. C’est pourquoi, la péninsule d’Izu possède un nombre incroyable de ryokan (mais qui peuvent être quasiment tous complets lors des jours fériés et des vacances des japonais!). Il y en a pour tous les budgets, et c’est aussi ici que l’on peut en trouver des relativement bons marchés.

Dormir sur un futon est nettement plus confortable que ce que l’on peut imaginer au départ. Personnellement je suis fan, j’ai l’impression d’être dans une vraie bulle de douceur. Par contre, je n’arriverais jamais à déjeuner assis sur mes genoux ! Pas assez souple pour cela !

Shuzen-ji Onsen

Shuzenji Onsen

arbres sacrés à Shuzenji Onsen

bambouseraie de shuzenji Onsen

Cette station thermale située à l’intérieur des terres est facilement accessible en train depuis la gare de Mishima (desservie elle-même par le Shinkansen). Il faut prendre un bus (fréquent – trajet de 10-15 min) pour rejoindre Shuzenji-Onsen depuis la gare de Shuzenji. Il s’agit d’une ville pittoresque (c’est la plus vieille station thermale de la péninsule) mais ne vaut pas forcément le détour. Il faut dire qu’après presque 3 semaines au Japon, sa petite bambouseraie et ses quelques temples nous ont laissé de marbre. La ville ne vaut pas forcément le voyage si l’on ne veut pas profiter de l’un de ses onsens (et comme on en avait un super dans notre hôtel à Mishima, et que nous sommes arrivés en fin de journée à Shuzenji-onsen nous ne nous y sommes pas allés). Néanmoins elle possède une particularité assez sympa : un bain de pied au milieu de la rivière.

Nous avons donc été un peu déçus par cette ville mais il faut dire que nous n’étions pas très bien conditionnés pour la visiter. La journée avait mal commencée avec une randonnée du côté d’Odawara interrompue pour des raisons de santé. Résultat, nous ne savions pas trop quoi faire à la place et nous avons pensé à cette ville qui n’était pas si loin que cela en théorie. Nous avons mi quand même 3 h pour la rejoindre. Le bus en pleine forêt ne passe pas tous les 4 matins, plus les différentes correspondances, bref, on était déjà lassés avant d’arrivés…

Nana-Daru – les 7 cascades

Je vous parle quand même de ce très beau site situé au cœur de la péninsule d’Izu sachant qu’il est peu pratique d’accès en transport en commun (toutes les infos sur ce site mais en anglais). Comme nous étions accompagnée par une amie japonais motorisée, nous ne nous sommes pas posés de question. La route d’accès au site est assez dingue avec son pont en double spirale. Je n’ai jamais vu ça ailleurs. Le genre de chose que seul les japonais sont capables de construire. Pourquoi faire simple quand on peut faire compliquer (je ne sais pas pourquoi mais je me dis qu’on aurait pu faire autrement). Je n’en ai pas fait de photos mais vous pouvez en voir ici.

Il s’agit d’une jolie balade qui relie 7 cascades. Chaque cascade possède son dieu protecteur. Les japonais font des offrandes et des prières à chacun d’eux. Moi je me suis contenté de tamponner mon carnet de voyage (les japonais sont fans des tampons et on en trouve dans chaque lieu touristique, dans les gares… et ici un motif différent à chaque cascade).

Le site n’est pas immense, il faut compter une heure environ pour le découvrir, mais il est superbe !

le site des sept cascades d'Izu Hanto

Une des 7 cascades de Nana Daru
sculpture représentant un couple de japonais en costume traditionnel
Une cascade de la péninsule d'Izu Hanto

 

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