Nouvel article pour une nouvelle destination ! Je commence le récit de mon road-trip au Portugal du mois dernier ! 12 jours à sillonner ce beau pays. J’en ai pris plein les yeux ! Je ne sais pas trop pourquoi, j’avais envie de commencer le récit de mon voyage par Belém, une ville de la proche banlieue de Lisbonne, souvent considérée comme un incontournable lorsque l’on se rend dans la capitale portugaise. Pourtant ce n’est pas le lieu que j’ai préféré, mais j’ai beaucoup de choses à en dire – du bien, mais aussi du moins bien…

Trève de blabla, c’est parti !

centre ville de Belém

A l’origine, nous souhaitions rejoindre Belém avec le tram 15 qui part du centre ville de Lisbonne, histoire de tester un peu ce moyen de transport si pittoresque… Hélas, en ce dimanche de pont de l’Ascension, il semblerait que tous les touristes présents au Portugal, aient eu la même idée que nous. Rapidement, nous nous sommes rendus compte que nous arriverions jamais à rentrer dans un tramway. Etant donné la foule qui attendait à l’arrêt, le peu de trams qui passait, leur taille ridiculement petite et le peu monde qui descendait à notre arrêt, nous en aurions au moins pour la journée…

Heureusement, une autre solution existe (moins pittoresque mais redoutablement efficace) : prendre le train de la gare de Cais do Sobre en direction de Cascais. Départ toutes les 20 min, en seulement 7 minutes, nous voilà à Belém !

 

La relève de la garde

Tous les 3° dimanche du mois, on peut assister à partir de 11h à la relève de la garde devant le palais présidentiel à Belém. Comme nous étions là à cette date, nous avons rejoins l’attroupement de curieux devant le palais. A posteriori, il nous aurait sans doute été préférable de profiter de l’heure relativement matinale pour visiter les monuments avant la foule… Le spectacle, car c’en est un, dure assez longtemps… nous ne sommes pas restés jusqu’à la fin car nous ne sommes pas non plus des inconditionnels de ce genre de défilé…

 

la releve de la garde à Belem
la releve de la garde à Belem

Le Monastère des Hieronymites

Le Monastère des Hiéronymites est l’une des merveilles de Belém. Chef d’oeuvre de l’architecture manuéline, son cloître est particulièrement impressionnant. La pierre est finement ciselée. Difficile de réaliser que l’on est bien dans un monument religieux et non dans la cour d’un palais somptueux ! Ici on est loin de l’austérité à laquelle on associe souvent la condition de moine…

monastère des hiéronymites

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Seul l’accès à l’église est gratuit. Hélas, le dimanche, avec la messe, nous n’avons pas pu la visiter. Nous avons fait une seconde tentative en fin de journée, mais malgré l’absence d’office religieux, l’accès à la nef restait interdit… dommage ! Néanmoins nous avons malgré tout pu admirer le tombeau de Vasco de Gama qui repose ici.

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Comme dans beaucoup d’endroit au Portugal, les lieux touristiques sont assez chers. Belém n’échappe pas à la règle en proposant un billet jumelé à 12€ plein tarif pour le monastère des Hieronymites et la Tour de Belém. L’achat des billets couplés à l’avantage, en plus d’être économique par rapport à l’achat séparés des deux visites, de ne pas avoir besoin de faire la queue 2 fois.

La Tour de Belém

La Tour de Belém, construite au XVI° siècle, était à la fois la porte d’entrée de Lisbonne et faisait partie intégrante du système défensif de la ville. Initialement, la Tour était placée au milieu du fleuve. C’est le terrible tremblement de terre de 1755 et le détournement des eaux qui la suivi que la Tour est désormais située au bord du rivage !

la Tour de Belem

Je ne garde hélas pas de bons souvenirs de ma visite à la Tour de Belém… Il s’agit même de mon pire souvenir de mes vacances au Portugal !

Mais si la tour est effectivement sublime de l’extérieur, ma visite a tourné au cauchemar… ce qui est d’autant plus décevant qu’il n’y a presque rien à voir à l’intérieur, puisque les salles des différents étages sont vides (ou plutôt pleines de personnes faisant la queue pour monter à l’étage supérieur…).

Comme, de l’extérieur, il ne semblait pas y avoir trop de monde, j’ai eu envie de monter au sommet de la tour pour profiter un peu de la vue… normal, (c’est un peu le seul intérêt à visiter l’intérieur de la tour…). Mais c’était sans compter la foule qui rend la visite vraiment éprouvante. Il faut attendre à chaque étage son tour pour pouvoir monter ou descendre, sachant que les étages sont entièrement remplis de gens qui attendent leur tour. Bien vite, je me suis sentie un peu prise au piège… Impossible de continuer, et impossible de faire demi-tour… J’ai cru que j’allais faire une crise d’angoisse… J’ai horreur de me sentir bloquée… J’ai pris sur moi en respirant profondément, et finalement, avec beaucoup de patience, j’ai pu accéder au sommet. 40 minutes pour monter, pour seulement 2/3 min en haut puis encore presque 20 min pour redescendre… Honnêtement cela ne vaut pas le coup… 

la Tour de Belem

la Tour de Belem
la Tour de Belem


La Collection Berardo

La collection Berardo fait partie intégrante du centre culturel de Belém situé juste à côté du Monastère des Hieronymites.

collection Berardo

C’est une visite qui ravira sûrement les amateurs d’art contemporain ! et une bonne nouvelle, enfin un musée gratuit – et désert ! Privilégier sa visite à l’heure chaude pour profiter des bienfaits de la climatisation !

Berardo, un riche industriel portugais, amateur d’art, a installé ici sa prestigieuse collection d’art moderne et contemporain estimé à plus de 316 millions d’euros par Christies. Ici se côtoient les plus grands noms : Picasso, Dali, Wharol…

Ensuite on aime ou on déteste… Personnellement, je ne partage hélas pas les goûts de ce monsieur… Si les peintres représentés sont parfois très connus, ce ne sont pas toujours leurs meilleures productions qui est exposées (après les goûts et les couleurs…)

Par contre, l’exposition est vraiment bien faite car le musée s’est attaché à exposer les œuvres en les replaçant dans le contexte de l’époque. Si l’on est motivé pour lire les explications en anglais, on apprend beaucoup  sur les différents mouvements qui ont traversé l’art du XX° siècle (cubisme, surréalisme, abstraction, pop art…). Je salue l’approche pédagogique de cette collection, qui pourrait inspirer nos musées français où l’on surestime le niveau de connaissance des visiteurs (en tout cas le mien 🙂 )

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Bélem côté Tage

Le défaut de Belém est que la ville est coupée en 2 parties presque totalement isolées l’une de l’autre à cause de la nationale et de la voie de chemin de fer. D’un côté, le Tage, de l’autre, le centre ville. D’un côté l’industrie, le port ; de l’autre, les villas et les jardins.

J’ai aimé découvrir les deux facettes de cette ville. Le bord du Tage est une balade agréable où l’on peut  faire du vélo, courir, faire du segway, ou tout simplement marcher. Non loin, se détache le pont du 25 avril, un mélange des ponts de Bay Bridge (pour l’architecture) et du Golden Gate (pour la couleur) de San Francisco.

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La promenade est marquée par une oeuvre monumentale : le Monument des Découvertes construit en 1960 sous Salazar pour célébrer le 500° anniversaire de la mort d’Henri le Navigateur, l’initiateur de la découverte de la route maritime des Indes par Vasco de Gama (car malgré son surnom Henri le Navigateur n’a jamais vraiment navigué!)

monument des découvertes

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Belém côté ville

Belém côté ville est bien différente. Trop belle, un peu artificielle avec un petit côté « Disneyland ». Néanmoins il est agréable de se balader dans la rue principale (toute petite) et de se poser sur la pelouse du jardin de Belém après une bonne journée de visite.

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Bonne adresse : la patisserie de Belém

Si vous ne deviez manger qu’un pastél de nata de votre séjour au Portugal, c’est à la pâtisserie de Bélem qu’il faut aller ! Un pastél de quoi?? Si vous vous posez la question, c’est sûrement que vous n’êtes jamais allé au Portugal ! Il s’agit d’une pâtisserie très typique que l’on trouve partout. Il s’agit un petit flan entouré d’une pâte feuilletée. Alors oui je sais comme ça, on peut se dire que ça n’a pas l’air très bon. En tout cas perso, moi qui suis pourtant super gourmande, je ne voyais pas trop l’intérêt. Je pensais que ça serait lourd, un peu étouffe chrétien, bref indigeste (rien que ça!) … Heureusement, je ne me suis pas fiée à mes préjugés, et j’ai voulu tester cette spécialité gourmande…

pastei de nata
pastéis de Belém

Alors j’en ai goûté à plusieurs endroits, et selon les cas, il y a du bof mais du vraiment délicieux. Selon les recettes le flan est plus ou moins léger, plus ou moins sucré…

Mais si je ne devais retenir qu’une adresse, c’est celle de Belém ! Ce n’est pas pour rien qu’il y a une queue importante quelque soit l’heure de la journée. J’avais peur un instant que ce soit un peu surfait, mais pas du tout. Et en plus, c’est un des endroits où ils sont les moins chers !

Ils sont servis encore chaud, la crème est légère mais onctueuse, sucrée juste comme il faut, la pâte croustillante… Un régal ! Je salive rien que d’y penser…

 

Pastéis de Belém, 84 rua de Belem, Belém

 

Il y a encore beaucoup d’autres choses à voir à Belém, notamment son célèbre musée des carrosses, son murée de la marine,… mais en une journée, nous n’avons forcément pas eu le temps de tout faire ! J’espère néanmoins que je vous aurais donner envie de découvrir cette jolie ville !